Opposition : Mouctar Diallo (NFD) dénonce la « traîtrise » de certains « grands partis »…

Mouctar Diallo, NFDIl annonce même une déclaration de son parti. Mouctar Diallo, président des NFD, député et ancien ministre de l’Élevage ne comprend pas le comportement de certains « grands partis », notamment l’UFDG et l’UFR qui « courent » derrière des postes des démembrements de la CENI dans les régions et préfectures du pays ; alors que l’opposition a fait une déclaration sans équivoque contre cette institution.

Au cours d’un entretien avec Guineematin.com hier soir (mercredi 25 mars 2015), le président des Nouvelles Forces Démocratiques a rappelé que l’opposition a dénoncé la CENI dont elle exige même un renouvellement (au moins partiel). Mais, ce que Mouctar Diallo ne comprend pas, c’est que certains responsables des grands partis, notamment de l’UFDG et de l’UFR participent actuellement aux structures déconcentrées de la CENI, alors qu’ils ont comme option commune de dénoncer cette institution qu’ils ne reconnaissent pas officiellement.

D’autres opposants reprouvent également le refus de certains députés de l’opposition de se retirer des activités de l’Assemblée nationale comme le secrétaire général de l’UFDG. Comme on le sait, Monsieur Aliou Condé a participé récemment, comme ses amis du RPG, aux activités du parlement panafricain, jusqu’à la fin, sans avoir profité de cette grande tribune africaine pour se faire l’écho du retrait du parlement guinéen et ainsi du parlement africain (puisque le principal l’emporte sur l’accessoire)…

Par ailleurs, aujourd’hui, plusieurs compatriotes estiment que l’opposition guinéenne aurait pu influencer suffisamment le régime Alpha Condé en démissionnant (définitivement) de l’Assemblée nationale et de la CENI, au lieu de privilégier des manifestations publiques qui pourraient engendrer des dégâts économiques et humains, sans compter le « cantonnement » de certains quartiers chauds pour plusieurs jours au lendemain de chaque manifestation. Mais, les opposants qui suspendent (au lieu de démissionner) continueront de percevoir discrètement leurs rémunérations mensuelles (15 000 000) et autres avantages à l’Assemblée nationale et à la CENI. Une démission de ces institutions ne comporte aucun risque de mort, ni de blessé. Et, les « dégâts » économiques ne se limitants qu’à ces élus…

Mais, est-ce que le changement à conquérir par ces opposants ne vaut pas aujourd’hui plus que ces avantages financiers, matériels et autres que cette poignée d’élus tirent ? S’accrocher à l’Assemblée nationale, à la CENI et se battre pour des strapontins dans les démembrements de la CENI pendant qu’on annonce ne plus reconnaître ces institutions laisse penser que les opposants eux-mêmes ne croient peut-être pas à un proche changement et préfèrent alors garder les avantages acquis et conquérir ceux qu’ils peuvent avoir…

Finalement, la dénonciation de cette « traîtrise » par les NFD de Mouctar Diallo permet de croire qu’il y aura toujours au moins un pour défendre les pauvres citoyens qui croient (dur comme fer) aux discours officiels et promesses de nos leaders politiques…

Nouhou Baldé

 

 

 

 

 

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