Mr. Boubacar Barry    Préfet de Tougué

Mr. Boubacar Barry
Préfet de Tougué

Pour mieux comprendre ou connaître les conditions de vie des populations de Tougué, le correspondant de Guineematin.com a entamé des séries de reportages dans les différents marchés hebdomadiers de la préfecture.

Pour ce premier temps, notre correspondant a sillonné trois grands marchés : Koïn, Kaffah, et Kollagui.

Le mardi 17 mars 2015, jour de marché de Kaffah, district situé à 17 kilomètres au nord de Koïn, les avis des citoyens sont recueillis sur la cherté de la vie, la variation des prix de certaines denrées.

Pour madame Assiatou Diallo venue de Koïn, trouvée assise sous un petit hangar, nous explique : « je suis venue acheter certains produits et après aller les revendre en ville. Les prix varient. Certaines denrées ont connu une légère baisse par contre d’autres ont un peu grimpé. Actuellement, nous achetons 1 kilogramme de fonio net (pilé) à 5 000 GNF, une mesure du paddy coûte 4 000 GNF. L’année passée, à cette période, le kilogramme net coûtait 6 000 GNF, tandis que le paddy la mesure s’achetait à 4 500 francs guinéens. Le Maïs paddy, la mesure coûte 3 500 GNF et le kilogramme net 4 500 GNF. L’année passée, il coûtait 5 000 GNF », explique-t-elle.

Revenant sur le riz local, madame Assiatou Diallo ajoute : « Le Riz local : la mesure se vend aujourd’hui à 4 000 GNF, le riz net se paye entre 4 500 et 5 000 GNF pour un kilogramme. A ce niveau, il n’y a pas eu de changement. Pour ce qui est du petit piment, la mesure coûte 15 000 GNF, la même chose que l’année passée », ajoute-t-elle.

S’exprimant sur les causes de ces variations de prix, madame Assiatou Diallo dit : « Pour le fonio, il y a eu une production supérieure à celle de l’année précédente. Et puis avec le manque d’argent, les gens n’achètent pas, il y a abondance sur le marché. Le maïs aussi. Cette année, il y a eu un bon rendement, bien que les pluies avaient retardées ».

Quand au ‘’Soumbara’’, les grains de néré, « la mesure coûte 5 500 GNF. Après préparation, la mesure est revendue à 6 000 GNF. L’année passée, on l’achetait à 5 000 GNF », explique madame Mariama Ciré Diallo.

Interrogée, Djenaba Barry se félicite des prix : « Pour cette période de soudure, le prix est élevé, ce qui est bon pour nous. Mais, dans quelques semaines, le prix va chuter, parce que bientôt la récolte. Actuellement, le kilogramme de néré coûte 5 000 GNF, il risque de baisser jusqu’à 1 500 GNF », parie-t-elle.

Au marché de Kollangui, le mardi 24 mars 2015, les prix sont presque les mêmes qu’à Kaffah. A la différence, dans ce marché que la mesure de piment coûte 17 000 GNF, et le Soumbara, 15 000 GNF la mesure.

Parlant de la cherté de vie, Mariama Diallo, citoyenne du village Labha, situé à 6 kilomètres de Kollangui, vendeuse du riz local ne cache pas sa préoccupation : « Bien sûr, les prix n’ont pas tellement augmenté, mais la souffrance est la même », explique-t-elle.

Une autre vieille venue de Souméta, à environ 7 kilomètres de Kaffah, ajoute : « Presqu’il n’y a pas eu un réel changement. Les prix sont les mêmes. On n’a pas d’argent, les gens souffrent, on a toujours faim. Les produits que nous vendons (oignons, tomates, laitues, carottes, choux) ne s’achètent pas. Si tout le monde vend, qui va acheter pour l’autre ? », se demande-t-elle, avant d’ajouter : « Nous n’avons jamais reçu des dons de vivres ou semences, de l’engrais… Si d’autres sont à l’aise, nous on a faim »

Interrogé, le directeur de l’école primaire à Kaffah, Mamadou Aliou Diallo, explique les causes de cette famine ou souffrance des populations dans les villages de Koin : « Les principales causes sont le retard des pluies, le faible rendement des cultures. Les terres sont pauvres, les cultures ne donnent pas bien. A cela s’ajoute l’exode rural, l’exportation de nos quelques produits disponibles, la divagation des bêtes dans les villages détruisant tous, par manque de haie entre autres ».

De Koin, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 22 11 78

 

 

 

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