PECUD, Makalé TraoréDans la perspective de l’organisation des états généraux de la société civile guinéenne, les membres de la  PCUD ont annoncé ce jeudi 9 avril 2015, dans un hôtel de la place, leur intention d’impliquer toutes les familles dans l’organisation des dits états généraux qui se tiendront le 4, 5 et 6 juin prochain.

Pour Youssouf Saran Donzo, vice-président de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’organisation des ces états généraux est tirée d’un constat sur le disfonctionnement de la société civile guinéenne : « Au regard des différents dialogues que nous avons tenus avec les différentes familles d’acteurs, nous nous sommes rendus compte que la société civile guinéenne souffre énormément des questions de légitimité et de crédibilité. Cette division ne peut pas permettre l’implication  des organisations dans le développement de la Guinée. Et, si nous voulons être comme les autres pays, il faut que nous jouions les même rôles que ces pays où ces organisations participent pleinement au développement de leurs pays ».

Selon lui, à cause de ce déficit organisationnel ou de disfonctionnement, il y a des organisations de la société civile qui sont à l’intérieur du pays qui souffrent des problèmes ou des conséquences de la mésentente entre les structures pour l’obtention de financement de certains projets : « Aujourd’hui, la société civile se veut promotrice de la bonne gouvernance. Mais, comment le faire si elle-même n’est pas organisée ? Si elle n’est pas un bon modèle ? Il faut qu’elle assume son indépendance, sa neutralité et l’ensemble des valeurs qu’elle doit assumer doit être de rigueur, la transparence, sans se voiler la face, il faut qu’on corrige cela à travers des états généraux », insiste-t-il.

Poursuivant son intervention, le vice-président de la PCUD a fait savoir que ces états généraux dont on parle ne sont orienté contre personne : « ça ne sera pas un procès qui va être fait, c’est juste pour s’orienter sur ce qu’on doit faire pour corriger nos lacunes. Mais les gens pensent que c’est des débats orientés vers les personnes. Il faut dépersonnaliser les débats, nous aidé à développer la société civile à travers la formation d’une structure solide. La Guinée a besoin de la paix et du devéloppement, mais cette consolidation de paix passe par nous, il faut une société civile soudée».

Pour Youssouf Saran Donzo, ils sont 715 familles d’acteurs qui couvrent l’ensemble du territoire national et qu’il considère comme un atout pour la tenue des états généraux : « Nous avons 715 familles d’acteurs sur le territoire national. Cela montre la justesse et la nécessité d’aller vers ces états généraux. L’idéal pour nous, est qu’il y ait l’unanimité. Mais, si la majorité s’engage, nous estimons qu’il n’y a pas de péril en la demeure à tenir ces états généraux ».

Par ailleurs, il a indiqué que plusieurs autres activités sont prévues dans les prochains jours, notamment des ateliers de formations et de partages sur le processus du déroulement des états généraux afin de recueillir le maximum d’adhésion, mais aussi la formation des animateurs, du recrutement d’un consultant dont les termes de référence seront définis ultérieurement. Et, pour la tenue des états généraux, on a parlé des 4, 5 et 6 juin 2015.

Yacine Sylla pour Guineematin.com

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