Amnesty exige des enquêtes sur les tirs ayant fait un mort à Conakry

Un policier armé, à Cosa, commune de Ratoma
Un policier armé, à Cosa, commune de Ratoma

Une enquête approfondie et indépendante sur les tirs contre les manifestants à Conakry, c’est que Amnesty international exige des autorités guinéennes dans une déclaration rendue publique ce mardi 14 avril 2015.

« Les autorités policières doivent recourir à des moyens non violents avant de recourir à l’utilisation de la force et des armes à feu, qui peuvent être utilisées que si des moyens non-violents se sont avérés inefficaces. L’utilisation d’une telle force excessive, qui a fait un mort et plusieurs blessés, est très inquiétante », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur à Amnesty International Afrique de l’Ouest.

Dans sa déclaration, cette organisation internationale de protection des droits de l’Hommes a rappelé qu’un homme de 30 ans a été abattu d’une balle dans la poitrine le lundi 13 avril 2015 lors des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants lors d’un rassemblement de l’opposition dans la capitale Conakry. 11 personnes, dont des mineurs, ont été arrêtés et accusés d’avoir participé à une manifestation non autorisée causant le désordre public, a rappelé cette déclaration.

« Les autorités guinéennes ne doivent pas ramener les vieux démons de la violence. Tous les responsables de l’utilisation excessive de la force doit être clairement identifiés et traduits en justice », insiste Amnesty.

La fusillade a eu lieu lors d’une manifestation de l’opposition le 13 avril pour protester contre une décision de retarder les élections locales jusqu’en 2016. En Juillet 2013, les responsables de l’opposition et du gouvernement avaient déjà conclu un accord pour organiser des élections locales avant l’élection présidentielle de cette année, qui est actuellement prévue pour Octobre.

Des témoins oculaires et des défenseurs des droits de l’homme interrogés par Amnesty International, après la manifestation, ont déclaré que la police et des gendarmes armés de fusils ont bloqué les routes menant aux principaux quartiers d’affaires. Les manifestants ont ensuite été arrêtés sur leur chemin par les gendarmes tirant des gaz lacrymogènes sans aucun avertissement préalable et en utilisant des balles réelles tandis que les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres sur les gendarmes, précise la déclaration.

« Protester sur le chronogramme des élections n’est pas une raison légitime de limiter le droit à la liberté de réunion. Les autorités guinéennes ont l’obligation de faciliter le droit de réunion pacifique et à s’abstenir d’utiliser la force contre les manifestants », a déclaré Gaëtan Mootoo.

 

 

 

 

 

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