agent, fusilLa mise en œuvre du programme de la marche pacifique de l’opposition républicaine hier, jeudi 23 avril 2015, a montré que les leaders nationaux des partis politiques concernés n’étaient pas en parfaite harmonie avec leurs fédérations à l’intérieur du pays, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

Dans l’esprit des leaders nationaux de l’opposition républicaine, il n’était plus question d’adresser des correspondances pour information aux autorités communales du pays qu’ils considèrent illégitimes parce que leur mandat a expiré depuis près de 5 ans. Mais, cette instruction clairement exprimée au sommet n’a pas été appliquée à la lettre dans la plupart des fédérations qui ont répondu à l’appel à manifester contre le chronogramme des élections annoncé par la commission électorale nationale indépendante.

Ainsi, dans plusieurs préfectures de la Guinée, les responsables des partis politiques de l’opposition républicaine qui ont organisé des manifestations dans les communes urbaines avaient pris le soin d’en aviser les maires concernés soit par écrit, soit verbalement comme à Lélouma par exemple.

A Dalaba, où l’opposition n’a pas écrit au président délégation spéciale, les organisateurs de la marche avaient pris une autre précaution : celle de s’approcher et de solliciter l’encadrement des services de sécurité.

Le cas de Tougué (où c’est une délégation spéciale très impopulaire qui gère la commune urbaine) est plus illustratif du manque d’harmonie entre le sommet et la base. Les responsables de l’UFDG et des partis alliés ont remis la lettre d’information au seul membre de la délégation spéciale qui se trouvait dans la cité à la veille de la manifestation et dans son atelier de réparation de postes récepteurs de radio.

En Moyenne Guinée, nous avons noté trois préfectures qui n’ont pas du tout suivi le mot d’ordre de Conakry. Il s’agit entre autres de Koubia, Gaoual et Koundara.

Pire ! Dans le Badiar où le Fédéral de l’UFDG, Alpha DIALLO, estime que l’opposition a tardivement reçu l’information selon laquelle la manifestation devait aussi être organisée dans les préfectures de l’intérieur du pays, les cadres concernés ont plutôt suivi les ‘’conseils’’ pour ne pas dire les instructions du maire de la commune urbaine, Abdoulaye BOIRO.

Même scénario à Boké où les leaders locaux de l’opposition républicaine se sont pliés à l’interdiction de la manifestation décidée par le maire de la commune urbaine, Ibrahima BARRY dont le mandat a expiré depuis belles lurettes.

A Fria, à Dinguiraye et dans certaines préfectures de la Guinée Forestière, il a été question d’une journée ville morte à la place de la marche pacifique.

On a tendance à croire alors que les représentations de l’opposition à la base sont plus républicaines que les leaders nationaux. Surtout que ces fédéraux constitués pour la plupart d’anciens responsables de la JRDA ont naturellement beaucoup plus d’expériences parce que plus anciens dans l’arène politique que leurs leaders nationaux.

Par ailleurs, il convient de faire remarquer que des incidents ont été enregistrés dans la plupart des localités où les responsables de l’opposition ont complètement ignoré les autorités communales : Labé et Mamou par exemple.

Comme le ridicule ne tue pas, à N’Zérékoré, les organisateurs de la manifestation de l’opposition tentent actuellement de rendre la radio privée locale ‘’Liberté FM’’ responsable de l’échec qu’ils ont enregistré dans la mobilisation de leurs militants et sympathisants.

Sur la question, il est bon de faire savoir que pour une radio même privée, mais régulièrement installée, diffuser un communiqué appelant à une manifestation non autorisée par les autorités compétentes, c’est tout comme le commerçant qui vendrait une marchandise prohibée. Il s’expose naturellement à la rigueur de la loi.

Notre confrère, Alpha Saliou DIALLO, Directeur de Liberté FM N’Zérékoré mérite des félicitations et des encouragements pour ce sens élevé de responsabilité dont il a fait preuve dans l’exercice de ses fonctions.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Téléphone : (00224) 660 11 35 15 & 622 269 551

 

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