La Fédération UFDG et les partis alliés ont été empêchés de manifester dans les rues de Mamou par un impressionnant dispositif sécuritaire déployé hier, lundi 4 mai 2015 par les autorités locales, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé. 

Les autorités locales, par la voix du maire de la commune urbaine, Elhadj Mamadou Hady BARRY, contacté par le correspondant local de Guineematin.com, disent avoir interdit la marche pacifique de l’opposition républicaine dans la ville de Mamou tout simplement parce que les organisateurs n’ont envoyé aucune lettre d’information à la mairie.

Cet argument est balayé du revers de la main par l’honorable Djéssira TRAORE, député uninominal qui explique que le maire de Mamou tente de jouer avec les responsables de l’opposition : «si les fédérations écrivent, les autorités communales rejettent. Si on n’écrit pas, on interdit. Alors que faire ?»

Cette tension entre responsable de l’opposition et autorités locales était perceptible dans la ville carrefour dimanche soir, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Même que les responsables des radios privées locales ont été convoqués dans le bureau du gouverneur de région, Amadou Oury DIALLO entouré du préfet Mory DIALLO et du maire de la commune urbaine. Là, les hommes de médias ont été sommés d’arrêter la diffusion du communiqué de l’opposition républicaine appelant les militants et sympathisants à se mobiliser massivement pour la marche pacifique du lundi matin.

Face au refus d’obtempérer des responsables de Bolivar FM et GPP FM, les autorités locales ont fait recours à un contre communiqué signé du maire de la commune urbaine qui a été diffusé en boucle sur les antennes des stations locales pour indiquer que la manifestation programmée le lendemain par l’opposition est illégale.

C’est dans ce contexte que les paisibles citoyens de Mamou ont abordé la matinée du lundi 4 mai dernier dans la cité. Un important dispositif de sécurité a été observé à certains endroits de la ville notamment au siège de l’UFDG, dans le quartier administratif (Almamya), devant les banques commerciales et autres lieux publics, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. A cela, il faut ajouter la patrouille mixte qui sillonnait la ville pour intimider et empêcher toute mobilisation des militants de l’opposition.

Qu’à cela ne tienne ! Boutiques et magasins sont restés fermés toute la matinée dans la quasi-totalité. Seules les banques sont restées ouvertes mais avec un service minimum.

Par ailleurs, du côté des gares routières,  tout semblait être normal mais aucune véhicule de transport en commun ne s’est enregistré à la sortie jusqu’aux environs de 12 heures. Au marché Avaria, les vendeuses et autres étalagistes vaquaient librement à leurs occupations quotidiennes. Contrairement à la rue commerciale, la circulation était apparemment normale sur la route nationale.

L’honorable Djéssira TRAORE n’a pas manqué de remercier les militants et sympathisants de l’opposition qui ont accepté de rester à la maison pour paralysée la ville à la place de la marche pacifique interdite.

Selon le correspondant local de Guineematin.com, ce bras de fer entre autorités de Mamou et partis de l’opposition a commencé depuis le début de la construction des infrastructures du 56ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Téléphone : (00224) 622 269 551 & 660 11 35 15

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