TPI de Kaloum : la gendarmerie est-elle au dessus des lois guinéennes ?

Général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire C’est demain, mercredi 6 mai 2015, que devrait se poursuivre, au tribunal de première instance de Kaloum, le procès opposant un reporter de Guinematin.com, Abdoulaye Oumou Sow à un adjudant de la gendarmerie qui refuse toujours de répondre aux convocations depuis plus d’un mois.

Plusieurs fois renvoyé, d’abord à cause de l’absence de l’accusé- qui ne s’est jamais présenté au tribunal- le procès demeure désormais suspendue à l’authentification du certificat médical qui incombe à un médecin. Il y a déjà eu trois audiences suspendues à cause de son absence sans aucune autre conséquence, sauf celles des fais et autres perte de temps que subissent les journalistes et rédactions qui continuent d’accompagner Guineematin.com et son journaliste dans cette procédure.
Général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale, Abdoulaye Oumou Sow, GuineematinEvidemment, Maître Salifou Béavogui, l’avocat  du journaliste, n’a aucun doute sur la culpabilité du gendarme et persiste à rassurer que la lenteur du tribunal n’impactera aucunement l’issue du procès ; donc, la condamnation du bourreau du journaliste. « C’est du droit du parquet de solliciter l’authentification du certificat médical, nous acceptons que cela soit vérifié. Les faits sont clairs ! Nous avons présenté des images, il y a eu des témoignages, bref les preuves sont réunies pour que le tribunal se prononce. Nous avons même les références d’immatriculation du véhicule qui a convoyé l’équipe de maintien d’ordre dont ce gendarme faisait partie, au palais du peuple ce jours », rassurait-il au sortir du tribunal de Kaloum la semaine dernière.
Pour sa part, en reportant le procès la semaine dernière pour une énième fois, le juge avait prévenu le procureur  : « le 6 mai, il ne faudrait pas que quelqu’un dise qu’il n’est pas prêt à requérir ou à plaider », avait-il dit.
A rappeler que c’est lors de la manifestation empêchée de la société civile contre l’insécurité galopante dans le pays, le 19 février 2015 que le reporter de Guineematin.com a été malmené par cet adjudant de la gendarmerie, alors qu’il avait juste voulu prendre les images du palais du peuple, lieu prévu pour le ralliement des manifestants. Depuis, la plainte n’a pas connu une célérité du traitement et l’agent n’a jamais répondu aux convocations du tribunal, donnant ainsi l’impression que la gendarmerie est au dessus de la loi…

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