Port, Kamsar, BokéAprès le décès d’un père de famille dans le quartier Kassongony secteur N’Doumou à Kamsar, l’un des fils du vieux a appelé la croix rouge pour un enterrement digne et sécurisé du corps comme préconise le protocole Ebola. Mais, à l’arrivée de celle-ci, les populations de la localité déjà mobilisées ont opposé un refus catégorique…

Massivement mobilisée, la population de Kassongony et Filima refuse de laisser la croix rouge s’occuper du corps, malgré la présence des forces de l’ordre. Madame Sala Kaba, le sous-préfet de Kamsar, joint au téléphone par Guineematin.com explique : « C’est dans le secteur N’Doumou à Kassongony qu’un vieux est décédé. Lorsque la coordination de riposte à Ebola est partie pour sensibiliser et enlever le corps, la population a refusé. Ils leur ont jeté des pierres, insulté, les traitant notamment d’assassins et autres ».

Selon madame le sous-préfet, il y avait même Elhadj Wakil Yattara, le secrétaire régional de la ligue islamique qui a tenté de raisonner les manifestants qui n’ont pas voulu écouter. « Lorsque le mouvement a commencé, les forces de l’ordre n’avaient même pas de gaz lacrymogène. Ils ont donc franchi la barrière et sont descendu dans la cité », explique-t-elle.

Voilà qui inquiète madame Sala Kaba, le sous-préfet de Kamsar dit : « j’ai appelé le préfet pour qu’il m’envoie de renfort, mais vous savez que la population de Kamsar est grande. Ceux qui sont venus n’ont pas pu disperser la foule. Les forces de l’ordre ont sécurisé quand même l’hôpital de Kassapo où tout le matériel est stocké. Je suis vraiment inquiète ! J’ai aussi appelé un agent de la croix rouge qui me dit que leurs équipes se sont retirées pour le moment de Kamsar parce que les gens ne veulent pas les voir ».

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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