Siguiri : le mois de l’enfant guinéen officiellement lancé

Sanaba Kaba, ministre de l'Action socialeLes activités du mois de l’enfant guinéen ont été solennellement lancées ce samedi 6 juin 2015 dans la ville aurifère de Siguiri. L’évènement est placé sous le thème « l’incidence de l’exploitation minière artisanale sur la scolarisation des enfants, surtout les filles », a appris Guineematin.com de la ministre de l’Action sociale qui a présidée les cérémonies de lancement.

Jointe au téléphone par Guineematin.com, madame Sanaba Kaba a déploré que l’exploitation artisanale de l’or atteigne un niveau aussi élevé à Siguiri, mettant au centre les enfants. C’est d’ailleurs cet état de fait qui a motivé le choix de Siguiri pour abriter ces festivités.

« Nous avons choisi Siguiri pour venir s’adresser aux communautés, aux petites filles, aux parents et aux encadreurs des écoles. Pour parler un peu des conséquences  de ce fléau qui peuvent  être des conséquences graves pour les générations  futures. », a dit la ministre Sanaba Kaba.

En marge du lancement solennel du mois de l’enfant guinéen, la délégation du département de l’Action sociale de la promotion féminine et de l’enfance a également fait des plaidoyers auprès des autorités locales et des populations de Siguiri en faveur des enfants. La démarche est appelée mobilisation sociale du fait de l’impacte du fléau, nous a dit la ministre.

« L’activité d’aujourd’hui, nous la saisissons pour faire une mobilisation sociale qui concerne les autorités, les populations et les partenaires techniques et financier, la communauté elle-même, notamment les enfants. Nous allons faire des plaidoyers pour dire que nous pensons que cette exploitation minière entraine des conséquences sur la vie des enfants d’aujourd’hui. Nous devons nous lever tous comme un seul Homme pour dire NON à l’exploitation  des enfants. Surtout dans les zones minières et OUI à la scolarisation des enfants, NON au mariage  précoce parce que ce sont des conséquences mêmes de l’exploitation dans les zones où on voit les filles se marier entre l’âge de 12 ans à 15 ans. »

Kolouba Koïvogui

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