Bakary Fofana, président de la CENILes acteurs politiques guinéens de la mouvance présidentielle, de l’opposition, sous la houlette du comité ministériel chargé du dialogue et des observateurs nationaux (CNOSC) et internationaux (ONU, UE, USA, France) viennent de suspendre de nouveau leurs travaux au palais du Peuple jusqu’à 14 heures demain, mercredi 24 juin 2015.

Selon son porte parole, avant de faire ses propositions au cadre du dialogue, l’opposition a demandé à la CENI d’expliquer la faisabilité des élections communales et de justifier son choix d’avoir préalablement fixé ces élections au premier trimestre de 2016. Mais, l’institution en charge des élections aurait alors dit n’être pas en mesure de satisfaire aux préoccupations de l’opposition à main levée. Et, les opposants ont estimé que les réponses à ces autres préoccupations sont fondamentales pour avancer dans les débats. Il fallait donc suspendre les travaux pour laisser la CENI aller préparer ses réponses et arguments.

Pour sa part, le porte parole de la mouvance présidentielle trouve de l’amateurisme dans cette stratégie de l’opposition guinéenne. Amadou Damaro Camara ne comprend pas comment l’opposition peut commencer par exiger et obtenir l’annulation du chronogramme avant de s’intéresser maintenant au pourquoi ce chronogramme. « C’est comme enterrer un mort et revenir demander qu’il soit déterré et que ses os soient comptés », dit le patron du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel, d’un air moqueur.

A en croire le porte parole de la mouvance présidentielle, la CENI avait très bien expliqué à Kindia les raisons de son chronogramme. « Il y a des implications techniques, juridiques et financiers », dit Damaro, regrettant encore une fois que ses adversaires n’aient qu’une lecture politique de tout dans ce pays.

A suivre

Ibrahima Sory Diallo était au palais du Peuple pour Guineematin.com

 

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