Saliou Bella Diallo de la mouvanceAprès la journée de dialogue de ce lundi 22 juin 2015, Dr Saliou Bella Diallo, porte parole des partis politiques de la mouvance présidentielle, félicite l’opposition pour avoir envoyé une délégation « représentative » et oppose un niet à la volonté de cette dernière de voir les élections communales organisées avant le scrutin présidentiel du 11 octobre 2015. Il l’a fait savoir à travers un entretien téléphonique accordé à Guineematin.com cette nuit, lundi 22 juin 2015.

« Nous sommes contents de voir l’opposition désormais largement représentée » a déclaré Saliou Bella. Mais cette nouveauté, selon  le porte-parole de la mouvance, n’a  pas été gratuite : « Cela est dû à trois choses que nous avons offertes à l’opposition. Ils ont demandé la  suspension des activités de la CENI, nous avons accepté que l’institution suspende ses activités liées aux élections communales. Ils ont voulu d’une annulation du chronogramme, nous avons cédé. La troisième chose, c’est que l’opposition a exigé que la CENI accepte cette annulation par un acte. La CENI  a fait ça », a expliqué Saliou Bella Diallo en insistant sur le fait que, selon lui, c’est parce que la mouvance a cédé sur tous ces préalables que l’opposition s’est présentée en grand nombre ce lundi, contrairement aux journées précédentes.

La journée de ce mardi sera consacrée en grande partie au sujet lié aux délégations spéciales. « Nous sommes prêts à tout les scénarios possibles, mais qui ne violent pas la loi », a dit Dr Saliou Bella. « Ce qui n’est pas négociable, pour nous, c’est de ramener les communales avant la présidentielle, mais c’est à la CENI de le décider en dernier ressort ».

Expliquant « l’impossibilité » pour la CENI de tenir ces élections communales avant le scrutin présidentiel, Dr Saliou Bella Diallo a évoqué des raisons techniques et de temps. « Lors de sa retraite à Kindia, la CENI nous avait dit qu’il lui faut un temps préparatoire de six mois. Si elle doit tenir les communales et communautaires avant la présidentielle, nous irons au-delà du 11 octobre, alors que la tenue de l’élection présidentielle à cette date est constitutionnelle. Il y a des conflits entre la constitution et le code électoral. L’opposition avait introduit un projet, mais elle n’était pas là lors des travaux de la session des lois pour que ce toilettage soit apporté sur la loi électorale », a-t-il ajouté.

La discussion de ce mardi s’annonce donc houleuse et riche en arguments, quand on sait que tous les efforts de l’opposition visent à faire organiser les communales avant la présidentielle.

Thierno Amadou Camara pour Guineematin.com

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