opposition guinéenneLors d’une plénière de ce samedi 4 juillet 2015 au QG de l’UFDG, l’opposition guinéenne a menacé de reprendre les manifestations politiques juste après le mois de ramadan pour exiger des conditions de transparence pour les élections à venir et réclamer les communales avant la présidentielle.

Au sortir de la rencontre, le porte-parole de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla, a fait le compte-rendu à la presse en présence de ces pairs. L’opposition a réitéré sa disponibilité pour le dialogue et a annoncé une série de manifestations après le mois de Ramadan si ses revendications ne sont pas satisfaites.

« Nous nous sommes  retrouvés aujourd’hui pour faire le point de la situation politique, particulièrement sur les questions liées au dialogue politique inter- guinéens. Un compte-rendu fidèle a été fait de la part des délégués de l’opposition qui ont participé au dialogue. On a notamment informé des derniers développements sur les contacts informels qui ont eu lieu entre l’opposition et la communauté internationale pour débloquer ce dialogue qui avait été interrompu depuis quelque jour.

Après, nous avons essayé de projeter les actions à mener pour tenir compte de cette situation de blocage. Nous avons surtout noté le refus délibéré du gouvernement et de sa mouvance politique d’accepter un dialogue franc, sincère et ouvert pour permettre aux guinéens de discuter autour de la même table, des problèmes qui les opposent.

Et, les questions liées à la transparence du processus électoral en particulier. Sur les points inscrits à l’ordre du jour, quatre étaient directement liés au processus électoral. Aucun consensus n’a pu être trouvé en dehors des questions liées au ficher électoral. Nous sommes tombés d’accord sur le principe de sa consolidation en tenant compte des irrégularités qui ont caractérisé la dernière révision du ficher électoral avec l’enrôlement des centaines de milliers de mineurs. Mais, il n’y  a eu aucun accord sur les autres sujets.

Le problème des élections communales, le problème des délégations spéciale, les questions liées à la CENI et au ficher électoral en général.  Nous avons constaté qu’il y avait une mauvaise volonté de la part des autorités de ce pays pour un dialogue franc et sincère qui avait cristallisé un espoir de la part des guinéens.

Nous avons fait notre constat. Nous avons fait le constaté que le dialogue- à défaut d’avoir connu un échec total- est totalement bloqué aujourd’hui. Bien sûr que les portes ne sont pas complètement clauses. Il est encore possible à travers les contacts informels par la communauté internationale et certaines bonnes volontés que le fil du dialogue soit renoué.

Au jour d’aujourd’hui, il y a un refus catégorique des autorités de ce pays d’accepter que la transparence et les lois soient scrupuleusement  respectées dans notre pays.

Donc, par conséquent, nous avons pris la décision : dès au sortir de ce mois de Ramadan, nous allons reprendre nos manifestations sur les places et voies publiques. Dans un délai maximum de deux semaines, nous allons commencer encore d’engager ces manifestations puisqu’apparemment le dialogue n’est pas possible pour une sortie de crise. Nous espérons que dans les deux semaines qui restent, les bonnes volontés vont s’investir pour rapprocher les positions.

Peut être qu’à la fin du mois de Ramadan, l’esprit du Ramadan va inspirer les dirigeants de ce pays pour arriver peut être à un accord.

En tout état de cause, nous seront forcés, obligés après le mois de Ramadan, si aucun accord n’est trouvé, d’initier encore une série de manifestations jusqu’à ce que nos revendications, qui s’appuient encore sur la loi, soient prises en considérations ».

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

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