Environnement : un café-débat autour du  réchauffement climatique 

ministre l'environnement, Kadiatou N'diayeDes spécialistes de l’environnement ont échangé de la situation écologique de la Guinée, mardi 21 juillet 2015 à l’occasion d’un café d’ébat, à la Bleuzone de Kaloum. L’objectif était de permettre de minimiser les causes du réchauffement climatique d’ici à 2050, a appris Guineematin.com dont un reporter était sur place.

C’est aux environs de 18 heures que les débats ont commencé dans la bibliothèque de la Bleuzone. Autour de la table, l’ambassade de France en Guinée, un représentant du ministère des mines, des ONG travaillants dans le domaine de l’environnement, et des spécialistes environnementalistes. Ils ont discuté des ressources naturelles dont la République de Guinée dispose, des facteurs de dégradation de l’environnement en cours et la contribution nationale pour le combat contre le réchauffement climatique.

Selon Pascal Rey, Docteur en géographie, après des recherches il constate que «  les populations locales rurales dépendent des ressources naturelles. Leurs gestions de ces ressources ont des répercutions sur l’environnement d’autant négative que positive ». Il a soutenu que ces populations pratiquent « ce que l’on appelle le développement durable sans s’en rendre compte ». Pour lui, dans la mangrove, la déforestation pourrait être l’une des pratiques négatives sur l’environnement.

« Le fait que ces populations font l’agriculture en plantant parfois des arbres qui sont appropriés à  la sauvegarde de l’environnement. Les autorités locales ne parlent pas de développement durable mais ils appliquent sans s’en rendre compte avec les reboisements qu’ils font parfois », explique Dr Pascal Ray.

Présent dans la salle, le représentant du ministère des mines, monsieur Bourama Sylla, s’exprimant au compte dudit ministère, indiquera  que l’exploitation artisanale des de l’or et du diamant a beaucoup plus de dégâts sur l’environnement que l’exploitation industrielle.

Pour sa part Monsieur Ibrahima Diallo, spécialiste en droit d’environnement, exprime que 80% des cadres se trouvant dans les départements d’environnement en Guinée n’en étaient pas des spécialités. « Le code de l’environnement en Guinée date de 1987. Il est une copie typique de  celui français qui n’a aucun rapport avec la Guinée », a Conclu monsieur Diallo.

Fatoumata Keïta pour Guineematin.com

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