Relance de la caféiculture en Moyenne Guinée: l’espoir est permis  !

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Une équipe de l »ACCAUPED dans la pépinière à Tolo. Les plants avaient été distribués à cette époque. Fin Juillet 2015

Dans un entretien accordé à Guineematin,com le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Promotion Rurale et du Conseil Agricole (ANPROCA), Monsieur Aly Condé, a expliqué que des mesures sont entrain d’être prises pour la relance effective de la caféiculture en Moyenne Guinée. Ce, après  qu’une ONG denomée ACAUPED, ait réussi à expérimenter la pratique de cette culture dans la région de Mamou, précisément à Tolo.

« Dans le cadre des travaux du Projet d’Urgence d’Appui à la Productivité Agricole (PUAPA 2), nous ministère de l’Agriculture, nous avons rencontré l’ACAUPED à Tolo qui y avait un programme de traitement des eaux usées de Mamou. Nous cherchions à réhabiliter le barrage de Tolo. ACAUPED a demandé une collaboration et nous avons accepté. On a fait l’interconnexion entre nos infrastructures pour qu’on puisse mettre de l’eau à leur disposition. Ce qui fut fait. Ils ont fait une pépinière de café  pour introduire du café Arabica dans la zone de la moyenne Guinée. En relation avec l’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG), et l’Ecole de d’Agriculture et de d’Elevage de Tolo, nous avons collaboré à  la mise en place de cette pépinière qui comprenait deux variétés de café : ET10 et  Katimor.», a expliqué Monsieur Condé au téléphone de Guineematin.

Lorsque les plants ont atteint la période de transplantation, poursuit Monsieur Condé, ils ont été distribués à des planteurs. «Six (6) groupements et 33 planteurs individuels, ont bénéficié des 10 000 plants pour une superficie de 5 hectares».

De nos jours, l’ANPROCA compte, à partir de cette expérience de l’ACAUPED, dont le résultat a prouvé la possibilité que la culture du café réussisse en Moyenne Guinée, faire de la caféiculture une réalité dans la région du Foutah. « Sur les cinq hectares déjà mis en place, le café va amortir son développement. Nous allons sensibiliser les producteurs à la pratique cette culture. Nous allons mettre de nouvelles pépinières ».

Plus loin dans cet entretien, le Directeur de l’ANPROCA a indiqué à Guineematin que dans le cadre de leur plan de travail 2016, il est prévu  la mise en place de nouvelles pépinières, afin de  diffuser davantage cette culture.  Le PUAPA 2 étant arrivé à terme depuis le 31 juillet 2015. Le tout avec l’appui un centre de recherche agronomique basé à Bareng.

Cette expérience surtout permis à des étudiants de l’Ecole Nationale d’Agriculture et d’Elevage de Tolo d’expérimenter leurs connaissances théoriques.

Thierno Amadou Camara pour Guineematin.com

+224 622 10 43 78

 

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