Ibrahima Sory DialloParole à la diaspora guinéenne reçoit ce lundi 05 Octobre 2015 Monsieur Ibrahima Sory DIALLO, secrétaire Générale de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé. Monsieur Diallo est diplômé  en Décentralisation et Economie du Territoire à l’Université Paris-Sud Orsay  et en Monnaie Banque Finances à l’Université Paris 2 Panthéon Assas. Il est actuellement consultant en Financement à la Banque Publique d’Investissement (Bpifrance) au compte du Groupe PARTENOR.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’interview de monsieur Ibrahima Sory Diallo, suivie de son portrait :

Bonjour monsieur Diallo, présentez-vous aux lecteurs de Guineematin.com ?

Bonjour Madame DIALLO, Je suis marié et père de deux filles.  Diplômé  en Décentralisation et Economie du Territoire à l’Université Paris-Sud Orsay  et en Monnaie Banque Finances à l’Université Paris 2 Panthéon Assas. Je suis actuellement consultant en Financement à la Banque Publique d’Investissement (Bpifrance) au compte du Groupe PARTENOR.

Parallèlement à mon activité professionnelle, je suis présent dans le milieu associatif guinéen en France et celui de la migration de manière générale. J’ai ainsi participé à toutes les grandes activités de l’AJGF depuis 2007 et Celles du FORIM depuis 2011 avant d’appartenir à la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) qui vient d’organiser la 2ème Edition de son forum International.

Vous rentrez de la Guinée, veuillez nous décrire un peu la Guinée de septembre 2015 pour ceux de la diaspora qui n’y ont pas été ces derniers temps ?

Ce qui m’a le plus marqué,  c’est  la présence de l’électricité 24h/24 dans la capitale (hormis quelques petites coupures) ainsi que les lampadaires solaires dans les chefs lieux des communes urbaines et rurales, il faut  également noter la présence de plusieurs chantiers sur le secteur hôteliers.

Cependant, l’accès à certains quartiers de Conakry  ou de certaines préfectures reste encore un véritable calvaire dû au mauvais état des routes. L’accès à l’eau potable reste également  toujours un problème en Guinée.

Vous étiez en Guinée pour participer au deuxième forum international pour le développement de Télimélé dont vous êtes l’un des initiateurs et surtout le Secrétaire Général de la coordination internationale pour le développement de Télimélé. C’est quoi d’abord cette coordination ?

La coordination Internationale pour le Développement de Télimélé est une association apolitique et à but non lucratif qui fédère l’ensemble des associations des ressortissants et Résident de Télimélé dans le but de mener des actions concertées pour sortir notre préfecture de son état actuel que vous connaissez. Cela en accentuant nos actions sur les problèmes sociaux de base (Education, santé, Eau) ainsi que la promotion de nos cadres et opérateurs économiques.

Elle est née à l’occasion du premier Forum International tenu à Bruxelles en Août 2013 qui avait permis de faire un véritable diagnostic sur les nombreux problèmes qui font obstacle au Développement de Télimélé.

Comment s’est passé le deuxième  forum à Télimélé ?

Cette Deuxième édition du Forum a en plus des Résidents réuni  des ressortissants venus  de toute la Guinée, d’Afrique, d’Amérique, D’Asie et d’Europe.

Cette rencontre de quatre (4) jours a permis d’échanger en profondeur sur des problématiques diverses et variées : l’éducation, la santé, la jeunesse, le tourisme, l’agriculture, l’élevage, l’environnement ainsi que les infrastructures. Elle a également permis de mettre en réseau et de créer une synergie entre les cadres, porteurs de projets et les opérateurs économiques originaires de la préfecture.

A l’issu de ces échanges, plusieurs idées de projets prioritaires par secteur d’activités ont été soumises à la coordination.

En marge de ce forum, la coordination a procédé à : la remise d’un container de matériels médicaux, la mise à disposition de plusieurs matériels informatiques et didactiques avant de procéder à l’inauguration du centre de santé de Sinta dont l’extension et la rénovation venaient de se terminer.

Concrètement, qu’est-ce que vous avez à dire aux fils de Télimélé sur l’avantage pour eux de participer à vos activités ?

J’invite l’ensemble des fils et filles de Télimélé partout où ils se trouvent de prendre attache avec la coordination qui est aujourd’hui un véritable moyen d’expression, de mise en réseau et d’accompagnement  des dynamiques de développement de notre préfecture.

Je profite de cette occasion pour inviter les autres préfectures de la Guinée à s’inspirer de ce modèle pour  développer  leur localité respective car l’Etat à lui seul ne peut pas tout faire.

Quelles sont vos relations avec les partis politiques et les responsables administratifs ?

Comme je l’ai dit plus haut, la CIDT est une association apolitique à but non lucratif. Cela dit, notre structure ne peut pas se mêler de la politique, mais nous collaborons et accompagnons  tout acteur lorsqu’il s’agit du développement de Télimélé.

En ce qui concerne les responsables administratifs locaux, nous collaborons et signons des conventions de partenariats pour toutes les actions que nous menons dans la préfecture.

Parlant de votre personne, marié, père de famille et travaillant en France, à quand le retour dans notre pays pour mettre vos connaissances et votre expérience au service de notre cher pays ?

Ce qui est aujourd’hui intéressant et encourageant en Guinée, c’est la forte présence dans toutes les structures de l’Etat et du secteur privé des compétences de la diaspora (l’Agence pour la promotion des investissements privés de l’Etat en est une parfaite illustration).

Je fais partie de ceux qui ont toujours cru aux avantages d’un Guinéen de la diaspora à travailler dans notre pays,  j’en parlais d’ailleurs en 2009 à la RTG, à l’occasion d’un voyage humanitaire en Guinée (à l’époque cela paraissait moins pertinent).  Il est aujourd’hui incontestable que l’avenir se trouve en Afrique.

Concernant mon retour, c’est vrai qu’il est moins évident pour une personne qui a des attaches en France de tout abandonner  pour rentrer, mais je commence à y réfléchir sérieusement.

Vous avez visité notre siège à Conakry et vous êtes l’un de nos fidèles lecteurs. Comment vous trouvez Guineematin.com et quels conseils vous nous donnez pour améliorer notre travail ?

J’avoue qu’avant même de visiter votre siège je m’imaginais déjà ce que c’était, vous êtes l’un des rares sites si vous n’êtes pas le seul à avoir prévu toute la logistique d’une entreprise avant le démarrage de vos activités. J’ai trouvé également, une équipe très jeune et dynamique qui se bat au quotidien pour chercher les infos à la source. Pour cela, je tiens  à vous féliciter pour cette innovation.

Je vous recommanderai de continuer votre implantation à l’étranger en ouvrant des bureaux de représentation dans les pays à forte présence de la diaspora Guinéenne notamment  à Dakar , Luanda, Bruxelles, Genève, New York, Montréal …

Un dernier mot ?

Je tiens à vous remercier pour l’opportunité que vous venez de me donner pour échanger sur ma vision de la Guinée ainsi que sur les activités de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé.

Merci beaucoup monsieur DIALLO

Interview réalisée à Paris par Binta DIALLO pour Guineematin.com

Portrait de monsieur Ibrahima Sory DIALLO

Ibrahima Sory Diallo1Après des études de Banque Finances, Ibrahima Sory DIALLO exerce depuis 2010 dans le domaine du Crédit et du Risque bancaire auprès de grands groupes (Crédit Agricole, Société Générale, Natixis Lease et Bpifrance).

Engagé depuis une quinzaine d’année dans le monde associatif, il est particulièrement investi dans l’animation de réseau de jeunes sur des questions d’insertions, d’emploi et de projets de Solidarité Internationale.

Membre fondateur, puis coordinateur de l’évènement Miss Guinée France jusqu’en 2011, il a participé au rayonnement de la culture Guinéenne en France avant de s’investir comme chargé des partenariats entreprises lors de l’organisation du premier salon professionnel de l’emploi Guinéen en France « Talent Guinée 2012 » avec l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF).

Soucieux de voir naitre de nombreux partenariats entre collectivités guinéennes et françaises, Il contribue également à des réflexions sur la promotion de la Coopération Décentralisée Franco-guinéenne.

En tant qu’administrateur du FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations) depuis 2011 et référent de sa commission permanente Jeunesse, il a activement contribué à la renaissance des activités Jeunesse de cette organisation à travers  la mobilisation et l’animation de plusieurs réseaux d’associations de jeunes migrant(e)s et issu(e)s de l’immigration.

Portrait réalisé par Binta Diallo, correspondante de Guineematin.com à Paris (France)

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