Commune de Ratoma  (3)Comme indiqué précédemment, la centralisation des résultats des différents bureaux de vote a commencé juste après le dépouillement. Mais, les irrégularités et les retards constatés lors du vote sont également révélés pendant l’opération de centralisation.

Dans la commune urbaine de Ratoma, c’est une scène à peine croyable qui s’est produite dans la cour ! Un président d’un des bureaux de vote débarque à 2 heures du matin avec 51 procès verbaux entassés dans un sac de riz. Il était accompagné du représentant de la CECI à Simbayah Gare, Manden Sidibé.

Après une petite résistance, des agents de la sécurité sont intervenus et les procès verbaux, devenus ainsi tous suspects, ont été confiés à la présidente de la CECI de Ratoma.

A 5 heures 15, lorsque le reporter de Guineematin.com quittait les lieux, la présidente de la CECI était toujours « assise » sur ces 51 procès verbaux (désormais versés dans une urne). Au tour de la présidente de la CECI de Ratoma et de cette une contenant ces 51 procès verbaux, il y avait Manden Sidibé (CECI Simbayah Gare), Mohamed Keita, président de la jeunesse de l’UFDG, le convoyeur des résultats, et des agents de la police et de la gendarmerie.

Pourquoi ces 51 procès verbaux sont devenus suspects ?

Le président du bureau de vote n’est pas habilité à convoyer seul le procès verbal de son bureau. Chaque président (de ces 51 bureaux de vote) devait être accompagné de tous les délégués des partis politiques candidats qui étaient avec lui dans ce bureau pendant le vote et le dépouillement. Leur présence à ses côtés jusqu’à la remise du PV à la centralisation permettait d’être sûr que le PV remis et bien celui qui est sorti du bureau de vote. Mais, un seul président avec 51 procès verbaux fait évidemment penser à des PV fictifs…

A suivre !

 

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