SEMAFO, Kignero, KouroussaSituée à 65 kilomètres au nord de la préfecture de Kouroussa, la sous-préfecture de Kignéro est en proie à des convulsions sociales depuis hier, a appris Guineematin.com des habitants et responsables de la localité, ce dimanche 25 octobre 2015. Craignant pour sa sécurité, le sous-préfet, Issiaga Camara, a fui pour se réfugier à huit kilomètres, dans un village du district de Balan, sur la route de Kouroussa. Le préfet de Kouroussa, venu au secours, a promis de rentrer avec la famille et les effets du sous-préfet.

C’est rare de voir une autorité accusée de vol, de complicité de vol, d’incompétence et d’indisponibilité ! C’est pourtant ce que les jeunes de Kignéro ont égrené dans la matinée de ce dimanche 25 octobre 2015 contre leur sous-préfet, Issiaga Camara, devant son patron de préfet.

Arrivé aux alentours de 19 heures à Kignéro, le préfet de Kouroussa, Dramane Condé, n’a pu rencontrer les sages que ce matin. « Les sages ont dit que ce n’était pas possible la nuit et de remettre la rencontre à ce matin », a témoigné au téléphone de Guineematin.com le commissaire de la police de Kignéro. Mais, les sages ont expliqué qu’ils n’avaient pas à se prononcer sur un acte administratif. Ce sont les jeunes qui manifestent contre le sous-préfet et qui n’ont pas hésité à tout expliquer au préfet.

Quel est le crime du sous-préfet ?

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le sous-préfet est accusé notamment de mauvaise compagnie, de mauvaises fréquentations, de refus d’organiser des réunions et lui-même de fermer continuellement le bureau de la sous-préfecture. « Il y a eu plusieurs plaintes de vol à la société SEMAFO. Mais, il n’a rien fait contre les voleurs. Au contraire, il marche avec eux et lui-même a été pris là-bas de nuit, alors qu’il n’avait prévenu personne et rien n’expliquait sa présence. », a chargé le lecteur de Guineematin.com qui nous a annoncé la nouvelle.

A en croire notre source, les cas de vol se multiplient dans les installations de la société SEMAFO. Et, les jeunes sérieux de Kignéro craignent que ces pratiques de vandalisme ne finissent par décourager les éventuels investisseurs qui reprendront la société. C’est pourquoi ils ont exigé à la fois le départ du PA militaire et du sous-préfet, en les soupçonnant de favoriser les vols et d’anéantir les belles perspectives de reprise de la société.

Ainsi, les manifestations ont commencé hier et les jeunes ne veulent reculer devant rien pour faire plier le sous-préfet. D’autres accusent même le préfet de Kouroussa d’avoir fait limoger, il n’y a pas longtemps, l’ancien sous-préfet, Aboubacar Kéita et d’imposer sur eux son adjoint qui brillerait par des actes peu catholiques.

A suivre !

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