Sanaba Kaba, ministre de l'Action socialeCent pour cent des filles sont excisées en Basse Guinée ; plus de 98 pour cent en Haute et Moyenne Guinée ; et plus de 78 pour cent en Guinée Forestière. Ce qui donne une moyenne de 97% des filles excisées dans notre pays, le premier de la sous-région et deuxième dans le monde, derrière la Somalie, un pays en guerre, a appris Guineematin.com des autorités nationales.  

Les autorités du ministère de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, en charge de la lutte contre l’excisons ont exposé, ce mardi 27 octobre 2015, à Conakry, sur le niveau de la lutte contre l’excision.

Dans un rapport détaillé sur les mutilations génitales, on s’aperçoit que la Guinée est classée deuxième pays au monde où on pratique de plus l’excision, appelée aussi mutilation génitale féminine, derrière la Somalie, un pays en guerre avec une prévalence de l’ordre de 97%. Ce taux est le plus élevé dans la sous région. Ce rang peu honorable qu’occupe la Guinée est fait sur la base des statistiques de l’enquête démographique de santé réalisée en 2015, a affirmé Souleymane Camara, responsable du programme de lutte contre l’excision au ministère de l’Action sociale, de la promotion féminine et l’enfance. « Aujourd’hui, la Guinée occupe un rang très peu honorable. Parce que dans le monde, nous sommes le deuxième pays où l’excision est pratiquée », a regretté monsieur Camara.

Parlant des statiques, le responsable du programme de lutte contre l’excision au ministère de l’Action sociale a dit que sur « 100 femmes, 97 ont subi la pratique de l’excision. Comme pour dire que la prévalence de l’excision en Guinée est de 97%. C’est le taux le plus élevé dans la sous-région ouest africaine. Donc nous sommes premier pays en Afrique de l’ouest et deuxième pays dans le monde derrière la somalie qui est un pays en guerre », expliqué Souleymane Camara, précisant que le constat est plus alarmant dans les villes de l’intérieur du pays, surtout en Guinée maritime.

Citant les études réalisées par son Département, le ministère de l’Action sociale en 2015, Souleymane Camara a dit que la Basse Guinée est la région où les filles subissent de plus la pratique des mutilations génitales. « En Basse Guinée, nous avons une prévalence très élevée qui fait les 100% ! En Moyenne Guinée et en Haute Guinée, dans l’ordre de 98 à 99%. C’est seulement en Guinée Forestière où on observe une prévalence de l’ordre de 78 à 80 % ».

Ce rapport qui a fait l’objet d’une présentation ce mardi 27 octobre sera remis les prochains jours aux responsables de l’Unicef en Guinée, a-t-on expliqué. Des partenaires qui appuient les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur l’abandon des MGF.

Kolouba Koïvogui pour Guineematin.com

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