Moussa Yéro, journaliste Des femmes et militants des droits humains devaient manifester dans la matinée de ce lundi 02 novembre 2015 entre le Port autonome de Conakry et le ministère de l’Action sociale. L’objectif était de dénoncer les viols récurrents et notamment le dernier cas commis par un artiste qui a aussi filmé et posté sur Facebook une partie de sa forfaiture.

Pour donc crier leur désaccord, demander justice et exigé l’arrêt de ces viols, l’ONG « Femmes Développement et Droit Humain » avait demandé et a été autorisé d’organiser une marche pacifique ce lundi. Mais, dans la soirée d’hier, l’activité a été interdite et une autre date a été proposée aux organisatrices.

Aussi paradoxale que cela puisse paraître, c’est la ministre même de la promotion féminine qui s’est opposée à l’organisation de la marche, ont expliqué les organisatrices, à l’occasion d’une conférence de presse animée ce matin.

« Nous avons eu vent que c’est la ministre des Affaires Sociales, Sanaba Kaba, qui n’est pas d’accord pour qu’on puisse organiser cette marche. Ça me désole un peu en temps que femmes », a dit Madame Moussa Yéro Bah, journaliste et présidente de l’ONG organisatrice, F2DH.

Pour Moussa Yéro Bah, au lieu de chercher à l’empêcher, madame Sanaba Kaba devrait accompagner cette initiative, elle qui est censée être là  pour « la défense des femmes et des enfants et non pour défendre son poste », a protesté la président de F2DH.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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