RPG-UFDG à Boké et Koundara : « deux poids deux mesures » du régime Condé

Boké, Mairie de la commune urbaineInitialement prévue le mardi 20 octobre dernier, c’est finalement hier, jeudi 5 octobre 2015, que la délégation spéciale de Boké a été installée, partiellement, par le secrétaire général chargé des collectivités de Boké, Monsieur Jean Béavogui. Depuis, les autorités attendaient un consensus au sein des responsables du parti au pouvoir. Ce qui n’est toujours pas le cas.

Comme nous l’écrivions précédemment, trois personnes, soutenues par trois clans opposés, tiennent à occuper la présidence de la délégation spéciale de Boké, attribuée au RPG. Après une longue attente d’un consensus difficile à trouver entre les partisans du président de la République à Boké, le ministre de l’Administration du territoire a ordonné d’installer les représentants de l’opposition, en attendant une entente au sein du RPG.

Conformément à l’accord issu du dialogue politique du 20 août 2015, confirmé par l’arrêté ministériel du 1er octobre, la nouvelle délégation spéciale devrait comprendre onze (11) membres : le RPG : 5 conseillers dont le président ; l’UFDG : 3 conseillers dont le vice-président ; et, l’UFR : 3 conseillers, membres.

Ainsi, à l’absence des cinq (5) représentants de la mouvance, les six (6) autres membres issus de l’opposition installés sont les suivants :

Le vice-président : Mamadou Safaye Diallo (UFDG) et les conseillers :

Hassimiou Coumbassa (UFDG) ;

Rouguiatou Diallo (UFDG) ;

Dembo Amirou Drame (UFR) ;

Jacques Andréa (UFR) ;

Fatoumata Sangare (UFR).

Voici comment le RPG s’impose sur l’UFDG dans l’installation des délégations spéciales

Comme le rapportait Guineematin.com, le mardi 27 octobre 2015, la délégation spéciale de Koundara a été également installée partiellement à la tête de la commune. L’UFDG devait présider cette délégation. Mais, celui qui a été désigné par le parti, Mamadou Baïlo Diallo et un des conseillers d’ailleurs, Elhadj Alpha Ibrahima Diallo, n’ont pas participé à la cérémonie, étant détenus à la prison civile de Boké. Mais, à Koundara, c’est le vice-président et représentant du RPG, Abdoulaye Boiro, qui a été installé comme président de la délégation spéciale, à la place de Mamadou Baïlo Diallo.

Joint au téléphone par Guineematin.com pour savoir pourquoi il voulait mettre un responsable du RPG à la place de son adversaire de l’UFDG, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy, avait répondu : « J’ai reçu un ordre du ministre de l’Administration du territoire que je dois exécuter. Mais, regardez l’article deux de l’arrêté. Qu’est-ce qui est dit ? », a demandé le préfet de Koundara à Guineematin.com qui lui demandait s’il lui revenait de remplacer le maire désigné par son adversaire.

En effet, l’article 2 de l’arrêté n°4631/MATD/CAB/2015 dispose : « le président ou à défaut le vice-président remplit les fonctions de l’Autorité Exécutive locale conformément aux dispositions de l’article 103 du Code des Collectivités Locales », a-t-on lu au préfet.

C’est finalement Elhadj Abdoulaye Boiro du RPG que le patron de la préfecture de Koundara avait installé à la tête de la commune urbaine, à la place de Mamadou Baïlo Diallo de l’UFDG. Mais, à Boké, le secrétaire général chargé des collectivité s’est contenté d’appeler monsieur X comme président de la délégation spéciale qui revient au RPG !

Voilà le même problème (absence du président de la délégation spéciale) dans la même région administrative (Boké), donc dans le même pays qui est soumis aux mêmes lois et règles, qui a été différemment traité ! A Koundara, le vice-président est désigné président, en attendant le titulaire ; et, à Boké, le vice-président n’assume pas la présidence, en attendant le titulaire… ça s’appellent « deux poids, deux mesures », alors que la loi devait être la même pour tous…

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 656 464 286

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