Faranah : le cinéma quitte les salles de projection !

cinéma Opéra de Faranah (1)La seule grande salle de projection à Faranah, le « cinéma Balaya », devenu plus tard « l’opéra Ayoub », a cessé de faire voir des films depuis plus de trois ans. De nos jours, dans cette salle, le cinéma a disparu au profit des matchs de football et des spectacles, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial à Faranah, ce mercredi 11 novembre 2015.

Assis dans une cabine de distribution d’images, à quelques mètres de « l’Opéra » dans la cours de la maison des jeunes de Faranah, Michel Mato Kolié et Lucas Mato Kolié, les deux frères qui gèrent l’opéra pour une famille libanaise ont accepté de parler à Guineematin. «Nous gérons et on se partage l’argent. Mais, depuis plus de trois ans, nous ne gagnons plus de clients », s’est précipité de dire le jeune frère. « Non, ça dépasse trois ans », a rectifié le grand frère, Lucas Kolié.

De nos jours, l’opéra se débrouille pour survivre, en projetant des matchs de football. Mais, elle partage ce marché avec la maison des jeunes qui, elle aussi, ne projette que les matchs et abrite des spectacles.

« L’Opéra Ayoub a une capacité d’accueil d’environs sept cent (700) places. Mais, aujourd’hui, nous recevons entre 150 et 200 clients à chaque projection, surtout lorsque ce sont les deux grandes équipes européenne, à savoir le Real et le Barça qui jouent. Le billet coûte 1 500 GNF», a dit Michel Mato Kolié.

Cette salle bénéficie rarement des projets culturels. « Nous n’avons pas bénéficié du projet appelé quinzaine artistique par exemple. Ils ont tout fait à la maison des jeunes », a déploré Michel.

« Les gens ont désormais des postes téléviseurs et il y a le courant. Ils préfèrent voir les films chez eux et du coup, les salles perdent en termes de fréquentation », nous a mentionné  un visiteur trouvé dans la cabine des frères Kolié. La ville est alimentée par deux réseaux électriques : un groupe de la guinéenne d’électricité (EDG) de Faranah et une ligne venant de Dabola.

Selon des observateurs, l’Etat devrait venir en aide aux salles de cinéma. En attendant, et les salles et les acteurs même du septième art, sont obligés de patauger dans la galère.

De Faranah, Thierno Amadou Camara pour Guineematin.com

 

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