Dr. Thierno Maadiou SowRappelé à Dieu le jeudi 12 novembre dernier, c’est hier, jeudi 19 novembre 2015 que Dr. Thierno Maadjou Sow, Président de l’OGDH, a reçu les funérailles dignes de son rang d’un des pionniers de la démocratie et surtout de farouche militant des libertés et des droits humains. Ils étaient nombreux au palais du peuple, diplomates, responsables d’organisations de défense des droits humains, membres du gouvernement, parents et amis à livrer des témoignages émouvants pour dire à qui était Docteur Thierno Maadiou Sow.
C’est d’abord Abdoul Gadirou Diallo, actuel Président par intérim de l’OGDH qui a peint la biographie du disparu. Il a expliqué que l’œuvre de Thierno Maadjou Sow restera indélébile pour avoir préparé une relève à qui il a inculqué un certain nombre de vertus dont l’amour du prochain, le respect de l’opinion de l’autre, la vérité, la constance et la persévérance.
Pour le représentant de l’ambassadeur de la France en Guinée, une goutte d’eau dans un océan n’a pas de signification, par contre l’océan commence par la goutte d’eau ce qui lui fera dire que Thierno Maadjou Sow a été pour la Guinée la goutte d’eau qui a fait émerger la défense des Droits de l’Homme.
De son côté, Matilde Chiffere, la représentante de la fédération internationale des Droits de l’Homme en Guinée, a indiqué que le décès de Thierno Maadjou Sow marque la fin d’une page de l’histoire du pays qui date de l’indépendance. ‘’Son titre de Docteur allait bien au delà d’une simple distinction, c’est lui qui a participé à l’ouverture de l’ambassade de la Guinée en URSS. Thierno Maadjou Sow, après des brillantes études en Allemagne, a été une des personnes qui a formé à Gamal Abdel Nasser de Conakry plusieurs générations d’étudiants y compris une partie de la classe politique actuelle’’, a rappelé Matilde.
Poursuivant, la représentante de la FIDH a fait savoir qu’il n’y a pas un parti politique en Guinée qui n’a pas sollicité l’OGDH en ce qui concerne les violations dont ses militants ont étés victimes. Il n’y a pas un détenu politique emprisonné qui n’a pas reçu la visite et le soutien de cette organisation ‘‘c’est précisément cette impartialité qui a valu à Dr. Maadjou Sow d’être élu en 2005, président du forum des forces vives de Guinée, rassemblant l’ensemble des acteurs sociopolitique du pays, pour faciliter une transition vers la démocratie’’.
Après les témoignages des présidents des différentes plateformes de la société civile guinéenne, dont beaucoup ont été formés par l’illustre disparu, c’est le ministre de la justice, Me Cheick Sako, qui a lui aussi magnifié Dr. Thierno Maadjou Sow.
Ainsi après 50 années de lutte pour le respect des Droits de l’Homme dans son pays, Thierno Maadjou Sow rejoindra sa dernière demeure ce vendredi 20 novembre dans son village de Kêbaly, dans la préfecture de Dalaba. Il laisse derrière lui une fille, Mme Adama Hawa, magistrate et une veuve Mme Fatoumata Binta Diallo.
Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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