DSCF5871Aujourd’hui, comme tous les jours de vendredi, les rues et quartiers de Mandiana sont bien peuplés ! C’est le jour de repos de ceux qui passent le reste de la semaine dans les mines de Missima, Sokouraba, Faralako et d’autres sites d’exploitation artisanale de l’or. Certains y ont érigé domicile, d’autres s’y rendent et reviennent tous les jours. C’est du moins le constat de  l’envoyé spécial de Guineematin ce vendredi 20 novembre 2015.

La préfecture de Mandiana, contrairement à Siguiri, est l’une des rares préfectures où l’exploitation artisanale de l’or se fait parallèlement avec une agriculture qui produit souvent bien. Mandiana est reconnue surtout  pour la culture du riz.

« Le plus souvent des gens utilisent ce que perçoivent certains membres de leurs familles dans les mines pour acheter des engrais et autres intrants qu’ils utilisent ensuite pour le rendement des champs agricoles que d’autres membres de la famille entretiennent », nous a confié un haut responsable de la préfecture.

Toutefois, le grand intérêt de la population du centre-ville et des villages pour les mines, a une influence considérablement négative sur le secteur agricole et sur la scolarisation et le maintien des enfants à l’école,  les garçons surtout.

S’il est difficile de trouver les vrais raisons de la suspension des activités aurifères dans ces mines les jours de vendredi, il est à relever quand même que dans  certains sites aurifères visités aussi dans la préfecture de Dinguiraye comme Téliré, les orpailleurs s’abstiennent de travailler le vendredi.

De Mandiana, Thierno Amadou Camara, envoyé spécial de Guineematin.com

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