12076878_1675835125995398_1367035693_n (1)A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré hier vendredi 20 novembre 2015, la journée mondiale de l’enfance, a constaté Guineematin. Le thème retenu cette année était « Droit de l’enfant dans le cadre familial ». Dans notre pays, c’est l’ONG Guinée postérieure (Guipost) qui a mis à profit cette journée pour animer une conférence-débat dans la salle de conférence de l’université Koffi Anann, a constaté Guineematin.

Dans son intervention, Thierno Amadou Saala Diallo, Président de Guipost a indiqué que l’objectif de cette conférence est d’amener les parents à changer de regard envers les enfants dans leurs propres familles: « Nous voulons conscientiser les parents sur le respect du droit de l’enfant dans le cadre familial. En second point attirer l’attention de l’Etat sur sa responsabilité lors de la violation du droit de l’enfant dans le cadre familial », a-t-il dit.

Selon Amadou Saala Diallo, le thème « Droit de l’enfant dans le cadre familial » n’a pas été choisi au hasard car : « chacun d’entre nous est issu d’une famille, nous observons de façon quotidienne les violations alléguées aux droits de l’enfant, notamment par la mendicité », a-t-fustigé.

Quand à Yaya Diallo, représentant de plan Guinée à cette conférence, il a tout d’abord  rappelé que le rôle premier de cette organisation internationale (Plan Guinée : Ndlr) est le parrainage d’enfants dont la vision est celle d’un monde où tous les enfants jouissent de leurs potentiels dans des sociétés respectueuses de droits des enfants.

Pour sa part, Roger Yassi Koulemou, représentant de Mme le ministre de l’Action Sociale, a d’abord reconnu que « le tableau sur le respect des droits des enfants est sombre », notamment pour les victimes d’Ebola qui, selon lui s’élève à six mille cent dix neuf (6.119) enfants orphelins : « Ces enfants sont disséminés à travers les familles, les ménages qui, eux même, ont des problèmes essentiels auxquels l’Etat est confronté », à t-il reconnu avant d’ajouter qu’aucun enfant n’a demandé à venir au monde. Ce sont les ménages, les parents qui ont consentis à l’avoir comme progéniture : « C’est de leurs droit (les parents : ndlr) premier qui est celui de faire en sorte que l’enfant soit éduqué, leurs devoirs que l’enfant soit logé, nourri et soigné quand il est malade », a rappelé Roger Yassi Koulemou.

Enfin, Mohamed Camara, juriste et conférencier du jour, a indiqué la nécessité pour l’Etat de défendre les enfants qui, selon lui, sont vulnérables, fragiles et innocents, tout en luttant contre les pesanteurs sociaux. Pour cela, il propose à l’Etat, la vulgarisation des textes de lois et le vote d’un budget pour assister les plus démunis, notamment les victimes d’Ebola et d’autres maladies pandémiques.

Il est à rappeler que c’est le 20 novembre 1989 que 191 pays sur les 193 membres des Nations unies ont ratifié la  convention du droit de l’enfant. La Guinée elle, ne l’a ratifié que l’année suivante, précisément le 10 février 1990.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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