Lieu de cantonnenement de chômeurA la sortie de la ville de Kankan sur la route qui mène à Kissidougou, après le deuxième pont du quartier Bordeau, se retrouvent chaque matin des chercheurs d’emploi. L’endroit se situe sur un chantier de  l’entreprise Ebomaf. Ces chercheurs d’emploi accusent l’entreprise de magouilles et de discrimination dans le recrutement de son personnel, a constaté sur place Guineematin.com ce mardi 24 novembre 2015.

Amara Condé, chercheur d'emploi chez EBOMAF à Kankan«Moi, j’ai fait plus d’un an ici. Chaque jour, je viens, mais jusqu’à présent je n’ai pas été employé, malgré les promesses  », a confié à Guineematin.com Amara Condé, mécanicien d’engins lourds. Il avait travaillé dans plusieurs autres entreprises dont Guiter. Mais, aujourd’hui, il se trouve au chômage.

Il y a quelques mois, ces mécontents s’étaient révoltés contre l’emploie de Burkinabés à leur détriment au sein de cette entreprise implantée chez nous. « Suite à notre révolte, beaucoup de burkinabés sont partis chez eux. Mais, de nos jours, la majorité d’entre eux sont encore revenus et ils travaillent. Nous nous sommes toujours assis là », a ajouté Amara Condé.

« Ils emploient par copinage. Nous qui n’avons pas de bras long. Nous ne sommes pas employés dans cette société, même si nous faisons le test», nous a confié un autre chercheur d’emploie, rencontré sur cette base par l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kankan.

EBOMAFPlusieurs autres chercheurs d’emploi rencontrés à ce lieu de cantonnement ont fait des révélations troublantes sur le système de recrutement par lequel procède cette société.

« Je peux vous dire que depuis le premier test, il n’y a plus de test sérieux à Ebomaf .  Même le dernier semblant de test, nous qui l’avons fait, certains n’ont pas été situés et nous avons été surpris de voir d’autres personnes qui n’ont pas fait de test entrain de travailler », nous a raconté un troisième.

Depuis deux jours, l’envoyé spécial de Guineematin.com a démarché auprès de l’entreprise dont la base est située à une dizaine de kilomètres de la ville pour pouvoir échanger avec un responsable, mais en vain.

A suivre !

De Kankan, Thierno Amadou Camara, envoyé spécial de Guineematin.com

 

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