Baffoé, Colonel Ansoumane Camara 1L’incroyable histoire, comparable à un film policier, s’est produite à Coléah, aux alentours de 5 heures du matin hier, vendredi 27 novembre 2015. Soupçonnés d’avoir volé et rempli deux véhicules (un taxi et une voiture personnelle, une Nissan Almera), deux agents de la garde présidentielle (des bérets rouges) ont été pourchassés par une patrouille de la police qui a réussi à les interpeller et les déposer aux autorités. Mais, ils ont été finalement libérés par la haute hiérarchie policière, a appris Guineematin.com de la police.

Ledit vol se serait produit près du grand marché Madina, à la société SOBRAGUI. Une patrouille de la police était de passage et a voulu intercepter les deux véhicules qui ont filé. Une course-poursuite s’est alors engagée. Le taxi et la voiture personnelle, poursuivis pour vol, auraient alors accéléré devant les deux pick-up de la police qui faisaient la patrouille.

Après plusieurs kilomètres de course-poursuite sur la route « Le Niger », au niveau de Coléah, sentant le grand carrefour de la résidence 2000 (et finalement la ville de Kaloum) se rapprocher, les agents de la garde présidentielle ont alors bifurqué sur la ruelle de la Maison de la presse, voulant atteindre l’autoroute Fidèle Castro. Malheureusement pour eux, le bout de la route était fermé. Obligés de se garer pour ne pas tomber dans le fossé, ils ont alors sorti les armes et leurs poursuivants (policiers) aussi ! Puis, s’est engagée une négociation qui les obligera à se faire embarquer par les policiers. En plus du vol de carburant dans la société de boisson SOBRAGUI, les voisins évoquent également de la drogue que les policiers auraient retrouvé dans des sacs des bérets rouges…

Dans le souci de vérifier cette information, qui nous a été donnée très tôt par des témoins « oculaires », Guineematin.com a envoyé un de ses reporters sur les lieux pour interroger les citoyens, témoins de la scène pour pouvoir retracer et suivre la piste de ces bérets rouges.

« J’ai vu, vers 5 heures du matin, deux militaires en tenue, à bord d’une voiture de marque Nissan, couleur verte, qu’ils conduisaient à vive allure. Ils étaient poursuivis par deux pick-up jusqu’en face des bureaux de l’UFR, ici à Coléah. Les agents se sont arrêtés brusquement ; car ils ont vu qu’il n’y avait pas de passage ici. Et, c’est ainsi que les policiers leur ont intimé de descendre et de les suivre », a témoigné un vendeur trouvé sur place, mais qui a souhaité garder l’anonymat.

De fil en aiguille, on a appris que l’affaire a été gérée par le colonel Ansoumane Camara, dit Baffoé, Directeur central des unités d’intervention de la police. Rencontré dans son bureau, l’officier a confirmé  l’information à Guineematin.com, tout en évoquant un malentendu.

« Effectivement, il y a eu interpellation, mais c’était un malentendu. C’est au niveau du marché Madina que deux jeunes bérets rouges qui étaient de passage, ont coïncidé au vol de carburant à la société SOBRAGUI. Ils ont essayé d’intercepter un taxi qui transportait des bidons de gasoil. Eux, étant à la poursuite de ce taxi qui contenait du gasoil, les policiers qui étaient là aussi les ont poursuivis », a expliqué le patron  des unités d’intervention de la police.

A en croire Baffoé, les bérets rouges « ont vu les véhicules de la police derrière eux, le chauffeur qui conduisait la voiture des bérets rouges est tombé dans le fossé. Donc, les policiers se sont intéressés à eux, ils les ont arrêtés. Mais, après explications, effectivement, eux aussi, ils ont coïncidé au vol. L’altercation entre les deux groupes a fait que le taximètre a réussi à s’échapper », a- t-il dit.

Concernant les accusations des citoyens qui estiment que ces deux bérets rouges étaient des parfaits voleurs qui se sont rendus à Madina vers 4 heures du matin, sans être en mission officielle, ni dans un véhicule de l’armée, dans le seul but de voler, le Colonel Ansoumane Camara conteste et affirme : « Dire qu’ils étaient venus attaquer à Madina ou c’était des voleurs, je m’inscris en faux. Ce sont des bérets rouges de la sécurité présidentielle. C’est normal pour tout agent qui coïncide à quelque chose qui est hors la loi, de pouvoir agir en temps que bon citoyen et rendre compte aux services spécialisés », a-t-il défendu.

A rappeler que ces agents de la garde présidentielle ont été pourchassés et interpellés par des agents de la compagnie mobile d’intervention numéro 6 de Yattaya, située dans la commune de Ratoma. La bravoure de ces agents de la police est saluée par plusieurs citoyens rencontrés qui jurent que les bérets rouges sont des voleurs à mains armées et que la haute hiérarchie de la police aurait dû poursuivre cette affaire, au moins pour honorer les agents de terrain qui ont risqué leurs vies pour protéger les biens des paisibles citoyens et des société implantées dans notre pays.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com 

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