Résultats du vote à LolaEn tout état de cause, l’UFDG Côte d’Ivoire considère que ce qui s’est passé le 11 octobre 2015 ne saurait être considéré comme la défaite du parti, encore moins de son Président. Face au vol qui s’est opéré sous nos yeux, parler d’échec de l’UFDG ou de son Président revient à donner raison au voleur et à accabler la victime.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la fédération de l’UFDG en Côte d’Ivoire

La Fédération de l’UFDG Côte d’Ivoire, réunie en assemblée générale le 15 novembre 2015 en vue d’examiner la situation politique nationale découlant de l’élection présidentielle du 11 octobre 2015.

Comme partout ailleurs, la Fédération l’UFDG Côte d’Ivoire a noté avec amertume, toutes les difficultés que l’autorité en charge des élections a artificiellement créées pour empêcher le vote des Guinéens. Malgré ces obstacles, 34261 Guinéens ont pu s’inscrire sur la liste électorale. Pour limiter la participation de ces Guinéens au vote, plusieurs stratégies ont été déployées. Ainsi :

– 2445 électeurs dûment inscrits sur la liste électorale, soit 7,14% des personnes enregistrées, ont été rayées de la liste ;

– Sur les 31816 cartes qui ont été imprimées et acheminées en Côte d’Ivoire, plus de 12305, soit 35,92% n’ont pas pu être retirées. Le délai de retrait des cartes volontairement raccourcis par la CENI (3 jours seulement) et la mauvaise organisation de l’opération de distribution expliquent en grande partie ce fait ;

– le listing électoral a été sciemment désorganisé et l’affectation des électeurs par bureau de vote brouillée afin de ralentir au maximum le vote ;

– le lieu d’enrôlement et les numéros des bureaux de vote ont été supprimés des cartes d’électeur afin de rendre impossible l’acheminement de celles-ci à leur propriétaires.

Ainsi, des cartes des électeurs de San Pedro se sont-elles retrouvées à Adjamé (Abidjan) à 600 km et vice-versa. Pire, des cartes de citoyens Guinéens résidant aux USA, en Guinée, au Sénégal ou en Angola se sont retrouvées en Côte d’Ivoire.

Malgré cette volonté manifeste d’empêcher les électeurs d’exercer leur droit de vote, 19511 Guinéens de Côte d’Ivoire ont pris part au scrutin. Grâce à la détermination des militants et militantes, à l’organisation mise en place par la Fédération et la contribution des militants et responsables des partis alliés, le candidat de l’UFDG, El Hadj Cellou Dalein Diallo a obtenu 11505 voix soit 62,87%, se plaçant très loin devant Monsieur Alpha Condé du RPG qui a totalisé 6188 voix (33,59%) et Monsieur Sidya Touré de l’UFR qui a recueilli 274 voix (1,49%).

Au vu de ces résultats, la Fédération de l’UFDG Côte d’Ivoire adresse ses vifs remercîments aux militants, militantes, sympathisants du parti à Abidjan et à l’intérieur de la Côte d’Ivoire pour leur inestimable contribution à ce succès.

L’UFDG Côte d’Ivoire remercie également tous les leaders politiques, militants et sympathisants des partis alliés qui ont apporté leur soutien à notre candidat. En particulier, elle exprime sa sincère reconnaissance à Madame Fatou Bangoura, Présidente du PUSG, Messieurs Jean Marc Teliano, Président du RDIG, Mouctar Diallo, Président des NFD, Aboubacar Sylla, Président de l’UFC, Charles Pascal Tolno, Président du PGP, Monsieur Ibrahima Sila Bah Président du PGRP et Dr. Sékou Konaté, Président du Modem-Gui pour leur contribution au combat pour la démocratie aux côtés de l’UFDG et de son Président, Cellou Dalein Diallo.

Nonobstant la victoire de notre candidat, victoire arrachée de haute lutte à la CENI, la Fédération UFDG de Côte d’Ivoire estime, qu’en validant ces résultats, la Cour Constitutionnelle de Guinée confirme qu’elle est, comme le reste des institutions nationales, totalement soumise à la volonté de Monsieur Alpha Condé et son parti, le RPG. En effet, dans sa volonté d’empêcher l’expression de la volonté du peuple de Guinée, la CENI a poussé l’incompétence et la mauvaise foi jusqu’à « oublier » de fournir les fiches de PV pour la consignation des résultats de sorte que ceux-ci ont été communiqués sans PV, en violation totale de la loi électorale. Ce fait, loin d’être spécifique à la Côte d’Ivoire, est l’un des indicateurs du banditisme politique qui a été imposé aux Guinéens le 11 octobre 2015.

C’est pourquoi, L’UFDG-Côte d’Ivoire considère que reconnaître les résultats de la mascarade électorale du 11 octobre reviendrait à se faire complice de la confiscation du droit du peuple de Guinée à choisir librement son Président.

En s’arrogeant le pouvoir de décider à la place du peuple, la CENI, la cours constitutionnelle et l’administration guinéenne se sont faites complices d’une imposture à nulle autre pareille dans le monde. En lieu et place d’une élection transparente qui rendrait au peuple souverain de Guinée le droit de décider de son destin, ce sont quelques individus, mus par des intérêts personnels, qui ont décidé de choisir en notre nom celui qui doit présider au devenir de notre nation

Au lieu d’une élection, on a été témoin d’une imposture dans laquelle, toutes les institutions publiques nationales se sont évertuées à promouvoir le mensonge et le vol, au mépris de toute règle de droit et de toute morale, sous le regard approbateur de la Communauté internationale, pourtant garant moral des accords politiques 3 juillet 2013 et du 20 Août 2015 que le pouvoir de Monsieur Alpha Condé n’a jamais respectés.

C’est pourquoi, l’UFDG Côte d’Ivoire :

– félicite le Président Cellou Dalein Diallo pour la qualité de la mobilisation pendant la campagne électorale et lui apporte son soutien pour la suite du combat ;

– réitère sa détermination à mener, aux côtés de la Direction Nationale de l’UFDG, le combat pour la restauration de la dignité du peuple de Guinée afin qu’on lui restitue le droit inaliénable qu’à tout peuple de choisir librement ses dirigeants ;

– apporte son soutien à la Direction nationale du parti dans le rejet en bloc de la confiscation du vote des Guinéens ;

– invite la Direction du parti à user de toutes les voies légales pour rendre au peuple de Guinée sa dignité bafouée ;

– demande aux militants, cadres et responsables à tous les niveaux de rester mobilisés pour le combat pour la démocratisation de notre pays ;

– prie tous ceux qui sont tentés de répondre aux appels du pied du Président du RPG de se rappeler que la seule instance habilitée à engager l’UFDG est la Direction nationale issue de notre congrès, tenu à Conakry du 23 au 25 juillet 2015;

L’UFDG Côte d’Ivoire considère qu’aujourd’hui, notre parti est la seule force politique capable de se dresser devant l’hydre qui s’est emparée de notre pays. Par conséquent, tous les cadres qui, pour des ambitions personnelles, se hasarderaient à l’affaiblir en s’attaquant à sa Direction, prendraient une lourde responsabilité devant l’Histoire.

Pour l’UFDG Côte d’Ivoire, tous les débats et tous les courants d’idées peuvent et doivent exister et être encouragés. Toutefois, cela doit se faire au sein des instances et dans le respect des textes et de la discipline du Parti. Il est inconcevable, que les dirigeants, à tous les niveaux, transportent les débats internes au Parti dans les médias.

En tout état de cause, l’UFDG Côte d’Ivoire considère que ce qui s’est passé le 11 octobre 2015 ne saurait être considéré comme la défaite du parti, encore moins de son Président. Face au vol qui s’est opéré sous nos yeux, parler d’échec de l’UFDG ou de son Président revient à donner raison au voleur et à accabler la victime.

Vous pouvez télécharger la déclaration originale sur le lien ci-dessous :

Declaration post electoral version finale

Vive l’UFDG

Vive la Guinée

Le Secrétaire Fédéral

Dr. Ibrahima Diallo

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