Daramagnaki (2)Daramagnaki est une sous-préfecture de Télimélé située à 145 Kilomètres du chef lieu de la préfecture. Elle a été érigée en arrondissement en 1957 et en sous-préfecture en 1960. Elle a une superficie de mille kilomètres carrés (1 000 km2) et est composée de 19 districts. Elle compte actuellement 51 919 habitants. Tous les districts sont éloignés de la sous-préfecture. Et, le taux d’alphabétisation est de 15 % de nos jours, ce qui veut dire que les 85 % ne sont pas scolarisés…

ACTIVITÉS PRINCIPALES

collège de DaramagnakiLa sous-préfecture de Daramagnaki est à vocation agro-pastorale. La principale activité pratiquée par la quasi-totalité de la population est l’agriculture. Pratiquement, c’est le riz et l’arachide qui sont les semences les plus cultivées. Après la récolte, une partie est consommée en famille et l’autre pour le commerce. Il y a également des plantations d’anacardiers, mais faiblement.

SOURCES D’ALIMENTATION DE LA CAISSE DE DÉVELOPPEMENT

La sous-préfecture a pourtant la chance d’abriter plusieurs sociétés minières, entre autres :

BHP Billiton qui occupe une superficie de 448 Km2, qui déposait une taxe superficielle qui s’élève à 450 millions par an. Mais, cette société n’opère pas depuis 2012 ;

HENNAN Chine qui occupe une superficie de 268 Km2 avec une taxe superficielle de 287 millions par an ;

La CBG couvrant une superficie de 480 Km2, évolue à Daramagnaki depuis plus de 40 ans. Elle n’a pas de taxe superficielle à payer, mais elle octroie des projets communautaires qui varient souvent entre 150 millions et 300 millions, selon la nature du projet.

En plus de ces sociétés, il y a des ONG internationales comme le PACV (Programme d’appui aux communautés villageoises), qui assiste beaucoup la sous-préfecture dans le cadre de la protection de l’environnement en finançant des projets de reboisements, d’aménagement de pépinières, de foyers améliorés, etc.

DIFFICULTÉS

Malgré la présence et l’assistance de toutes les sociétés et ONG citées ci-dessus, la sous-préfecture de Daramagnaki reste une zone très enclavée et qui manque presque de tout. Il est très difficile pour un étranger de reconnaître Daramagnaki comme une sous-préfecture.

Centre de Santé de DaramagnakiDaramagnaki souffre d’un manque criard d’infrastructures sanitaires, scolaires et sécuritaires.

Selon le sous-préfet, Monsieur Mohamed Sidy Camara, dans toute la sous-préfecture de Daramagnaki, il n’y a qu’un seul poste de santé pour tous les 19 districts. C’est aussi la seule sous-préfecture où un bureau de gendarmerie ou de police n’a jamais existé ! Il n’y a qu’un seul agent de sécurité actuellement qui est stable au centre qui est chargé de sécuriser les 1 000 km2.

Toute la sous-préfecture de Daramagnaki n’a qu’un seul collège qui manque d’équipements et de professeurs, qui tarit en effectif d’élèves du jour au lendemain, faute de bons résultats. A l’élémentaire, il y a plusieurs districts qui n’ont pas d’écoles tel que le district de Kabara. Et certains districts ont des écoles, mais pas d’enseignants.

Daramagnaki manque également d’eau potable. Dans l’ensemble des 19 districts, il y a une dizaine de forages ; mais, le sous-préfet dit ne pas connaitre un seul qui fonctionne actuellement. « Ils sont tous en panne », a-t-il dit à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans sa sous-préfecture. La population de Daramagnaki consomme donc de l’eau de puits et de sources parfois très polluées. Là aussi, il y a des villages où on parcourt au moins 3 kilomètres pour trouver de l’eau ; et quelle eau ? L’eau de rivière.

Sous-préfet de Daramagnaki (Télimélé) 5Parlant du problème de routes, le sous-préfet, Monsieur Sidy Camara déplore l’enclavement de sa zone de commandement. « Nous sommes complètement enclavés, de gauche à droite, de l’Est à l’Ouest. Par n’importe où tu veux venir à Daramagnaki, l’accès est extrêmement difficile. C’est la sous-préfecture la plus enclavée de Telimilé », a-t-il insisté.

Il est d’ailleurs à noter que le sous-préfet de Daramagnaki n’a accepté de parler à l’envoyé spécial de Guineematin.com qu’après nous avoir vu enregistrer le préfet à l’occasion de la cérémonie d’installation de la nouvelle délégation spéciale. « Chez nous ici, les journalistes ne viennent pas », avait-il dit, s’interrogeant même sur la véracité de l’existence d’une presse en ligne. Journaliste d’un média en ligne, le sous-préfet a du mal à croire…

Finalement, le sous-préfet de Daramagnaki a profité de son entretien avec Guineematin.com pour lancer un appel aux autorités gouvernementales et aux personnes de bonne volonté d’aider Daramagnaki à sortir de ces énormes et multiples difficultés.

De retour de Daramagnaki, Mamadou Diouldé Diallo pour guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 656 464 286

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