Ecole, éducation, Mamou 2La consommation des stupéfiants (alcool, chanvre indien, etc.) est une pratique désormais très répandue dans la ville carrefour, notamment avec les jeunes dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, a constaté sur place Guineematin.com à travers son correspondant local.

Diplômé sans emploi, ouvriers et jeunes cadres de l’administration sont touchés par ce phénomène. Un phénomène pourtant dangereux pour la santé à cause des maladies multiples (maladies digestives, neurologiques, cardiovasculaires,…) qu’elle pourrait causer à l’organisme humain. Les lieux de consommation (boite de nuit, maquis et autres gargotes) prolifèrent et poussent comme des champignons à travers la ville. A ce titre,  »le couloir de la mort » reste particulièrement marquant. C’est un lieu réputé dangereux à cause de l’insécurité qui le caractérise. En plus de l’alcool qui coule à flot sur place, le chanvre indien qui se vend et se consomme à ciel ouvert, c’est la prostitution juvénile avec toute ses conséquences fâcheuse qui gagne du terrain.

Pour certains observateurs, ces jeunes seraient en manque de repère et tentent, advienne que pourra, de dissoudre leur quotidien marqué par des conditions socio-économiques défavorables en vidant des bouteilles d’alcool en toute banalité. Mais, l’alcool serait elle une solution à nos problèmes ?

Dans un rapport publié par l’OMS en 2014, Plus de 200 maladies sont liées à ce phénomène et 320 000 jeunes âgés de 15 à 29 ans meurent chaque année avec des causes liées à l’alcool.

Comme un peu partout dans notre pays, cette situation devrait préoccuper les autorités à tous les niveaux, les fils de Mamou, les ressortissants, les parents et surtout les chefs religieux qui voient leurs « héritiers » remplir les boites de nuits et les lieux de prostitution en faignant souvent ne rien remarquer…

De Mamou, Mamadou Baïlo Keita pour Guineematin.com

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