La police de Kouroussa« Nous n’avons ni armes de dissuasion, encore moins des armes de répression ! Cela, malgré les reformes qui ont été faites au niveau des forces de sécurité et de défense », a déploré un responsable de police qui s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture de Kouroussa, ce samedi 5 décembre 2015.

Selon un inspecteur de la police qui a requis l’anonymat, une ville comme Kouroussa, peuplée de plus de 200 000 âmes n’a  que quinze (15) policiers pour la sécurité des citoyens et de leurs biens. Et, notre source de préciser que parmi ces 15 policiers, il n’y a que 4 policiers exécutants. Donc, devant une foule déchainée comme celle du 29 Novembre dernier, les policiers n’avaient aucun moyen d’empêcher le pire se produire, a-t-il fait observer.

Par ailleurs, on apprend que le jour du soulèvement, la police n’avait ni gaz lacrymogène, ni des matraques, ni aucun autre moyen d’action. Mais, c’est le manque de moyen de locomotion qui préoccupe encore le plus ! « Pour mener nos enquêtes nécessitant un déplacement, nous sommes obligés d’emprunter les taxis motos… », a-t-il révélé.

Sur le terrain, l’envoyé spécial de Guineematin.com a constaté qu’au commissariat central de Kouroussa, c’est le commissaire central et son adjoint seulement qui ont des bureaux qui sont équipés de quelques meubles. Les autres agents sont regroupés dans un grand salon.

A rappeler que c’est l’ancienne mairie de Kouroussa, ayant été transformée en école privée, qui abrite aujourd’hui la gendarmerie et la police de Kouroussa, en attendant l’achèvement des travaux sur les nouveaux locaux.

A la gendarmerie, nous n’avons trouvé qu’un seul agent couché une planche ! Là aussi, c’est la même déception.

A suivre !

De Kouroussa, Mamadou Sounoussy Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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