prison civile de KouroussaPendant deux jours, Guineematin.com, à travers son envoyé spécial, interroge et s’informe sur l’attaque de la prison civile de Kouroussa, suivie de l’extirpation et l’assassinat de quatre détenus. Selon plusieurs témoignages et les constats sur le terrain, la ville enregistre des enquêtes menées par des personnes en tenue de sécurité et en tenue civile, de sorte qu’un journaliste est rapidement confondu à un des enquêteurs que chacun des citoyens de la ville craint en ce moment. Finalement, quand on vous croit, on peut vous raconter ce qu’on connaît, mais tout le temps sous le couvert d’anonymat…

Alors, qui a commandité cette expédition sur la prison civile de Kouroussa ?

Avant Guineematin.com, samedi et dimanche 06 décembre 2015, les enquêteurs de la police et de la gendarmerie, venus de Conakry ont déjà posé cette question. Mais, à cause de la tension qui est perceptible dans la ville, les agents venus de la capitale guinéenne (qu’on dit très nombreux) ont tenu une réunion (vendredi 4 décembre) à la bibliothèque préfectorale « Camara Laye de Kouroussa ». Au cours de cette réunion, la mission de sécurité a rassuré la population qu’elle peut vaguer à ses occupations habituelle, ajoutant que les citoyens seront même informés en temps réel de toute disposition qui sera prise, a rapporté à l’envoyé spécial de Guineematin.com un jeune de Kouroussa.

Ainsi, selon des témoignages de certains habitants, ce sont les grands orpailleurs de la ville qui sont visés, les premiers dans cette affaire, notamment deux d’entre eux : Mory Condé et Karamo Djan.

D’ailleurs, le domicile de Monsieur Mory Condé aurait déjà l’objet d’une perquisition de la part des forces de l’ordre et une mission aurait également été dépêchée dans son village pour le rechercher, dit-on.

Egalement, le nommé Karamo Djan serait lui aussi très activement recherché. Mais, tous les deux sont actuellement en cavale comme beaucoup d’autres orpailleurs d’ailleurs qui craignent d’être épinglés, ont confié des Kouroussakas à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Ici autorités administratives, élus locaux et les forces de sécurité mettent la priorité sur la recherche des instigateurs, mais aussi de ceux qui ont exécuté l’attaque et les assassinats. Mais, personne ne veut communiquer. On veut d’abord agir et on en parlera après, disent-ils.

A rappeler que c’est l’assassinat d’un orpailleur nommé Kaba Kourouma, le 1er novembre 2015 qui est à la base de tout. Les forces de sécurité, bien qu’en sous nombre et mal équipées, avaient réussit à instruire le dossier et mettre la main sur une dizaine de personnes, liées à cet assassinat. Détenus à la prison civile de Kouroussa et confiées à la justice de paix, quatre de ces détenus y ont été extirpés la semaine dernière (dimanche 29 novembre 2015) et assassinés en public.

Le gouvernement a limogé les préfet, juge de paix, responsables de la police et de la gendarmerie et engagé des enquêtes qui sont actuellement en cours.

De Kouroussa, Mamadou Sounoussy Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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