Kintinian, Siguiri (6)En célébrant aujourd’hui (jeudi 10 décembre 2015) la journée mondiale des Droits de l’Homme comme partout ailleurs, les guinéens devraient plutôt débattre des problèmes concrets de violations des droits humains qui s’amplifient dans notre pays. Pendant que des détenus passent plusieurs années en prison sans avoir JAMAIS été jugés, d’autres (comme à Kintinian actuellement) sont victime d’exactions de la part de forces de l’ordre et de nos autorités. Mais, ça n’émeut pas grand monde.

Sauf, le président de l’ONG « Mêmes Droits pour Tous » qui estime que notre pays devrait se pencher sur ses vrais problèmes et les résoudre.

Joint au téléphone ce jeudi par un reporter de Guineematin.com à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme, maître Fréderic Loua, le président de l’ONG « Mêmes Droits pour Tous », a indiqué que les droits humains sont bafoués par certaines autorités de notre pays. « Les droits de l’Homme se portent toujours mal dans notre pays. Nous avons enregistré cette année beaucoup de cas de violations de Droits de l’Homme dont le couronnement a été les dernières révoltes à la maison centrale de Conakry. Justement, les détenus qui sont là et qui demandent justice parce que le temps de détention est largement dépassé. A cela s’ajoute le cas des habitants de Kintinian. Actuellement, ce village est pris d’assaut par les forces de l’ordre. Egalement, la situation de Saoro qui est une sous-préfecture située au sud de la Guinée forestière dont personne n’en parle  Le combat doit continuer en 2016 pour que justement de façon progressive on puisse construire un Etat de droit dans notre pays », a dit le numéro un de la structure « Mêmes Droits pour Tous ».

La détention prolongée  de certaines figures politiques et militaires sans jugement représente des facteurs  qui dénotent le non respect des droits de l’Homme en Guinée, a rappelé maître Fréderic Loua. « Nous avons dénoncé ces détentions par exemple le général Nouhou Thiam et ses compagnons, ces détentions ne font pas honneur à notre pays », a dénoncé l’avocat.

Pour l’activiste des droits humains en Guinée il faut appeler « à leur libération. Si ce n’est pas le cas, qu’on organise un procès le plus rapidement possible pour que ces personnes puissent être situées ». au-delà des détenus politique, le président de l’ONG « Mêmes Droits pour Tous » pense qu’il faut continuer à dénoncer et faire en sorte que « tous les cas de détention arbitraire de tout genre soient réglés parce que le citoyen ne doit pas souffrir du dysfonctionnement de l’appareil judiciaire ».

Kolouba Koivogui pour Guineematin.com

Tél. : 624 21 00 81

 

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