Alpha Condé avec la cour suprême, images de la présidence ivoirienne

Alpha Condé avec la cour suprême, images de la présidence ivoirienne

Comme dans toutes les audiences, le président de la Cour Constitutionnelle, Kéléfa Sall, a demandé au greffier (en cheffe, en occurrence) de lire l’arrêt inscrit au rôle de l’audience de la Cour pour ce lundi 21 décembre 2015 qui consistait, comme on le sait, à l’installation du président de la République dans ses fonctions.

Tout d’abord, il importe de rappeler que le plus grand mal de la Guinée est que les plus importantes cérémonies sont souvent faites par tâtonnement. On sent de l’impréparation comme cela a été le cas de la cérémonie de prestation de serment, le 14 décembre, où non seulement le président avait mal lu le serment prévu par l’article 35 de la constitution ; mais, surtout, son déplacement en cours de cérémonie qui a démontré qu’il n’avait pas été bien briefé sur le déroulement de l’événement.

L’erreur du greffier en chef de la Cour

Invité par son président à lire le rôle de l’audience du jour, le greffier en chef de la Cour Constitutionnelle s’est buté sur le mois de l’élection présidentielle. Il a parlé du président réélu « en septembre » avant de se corriger pour dire octobre. Alors que le greffier aurait bien pu écrire, réviser pour bien annoncer à l’occasion de la cérémonie ô combien solennelle d’aujourd’hui « le 11 octobre 2015 » comme date de la réélection du président de la République ! Mais c’était encore peu si cela se limitait à cette gaffe qu’il a su rectifier en cours de lecture, même s’il n’a pas retrouvé et ajouté le jour de l’élection (donc, on peut parler de date partielle). Seulement, même le contenu de l’audience n’a pas été bien indiqué par notre greffier…

Rectification du président de la Cour Constitutionnelle

Après la lecture du rôle d’audience, le président de la Cour Constitutionnelle, Kéléfa Sall, a repris le micro pour dire qu’il s’agit plutôt d’une cérémonie d’installation, puisque la prestation de serment a déjà été faite par le chef de l’Etat le 14 décembre au palais Mohamed V.

Seulement, avant de remettre les symboles du pouvoir (dont le cachet blanc) et d’aller l’installer au fauteuil de président de la République à son bureau de chef de l’Etat, le président de la Cour a demandé au président Condé de reprendre la lecture du serment. Cette fois, Alpha Condé a lu convenablement le contenu de l’article 35 de la Constitution :

« Moi, Alpha Condé, Président de la République, élu conformément aux lois, je jure devant le peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des Lois et des décisions de justice, de défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale.
En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi », a (re)juré le président Alpha Condé, ce lundi 21 décembre 2015 avant son installation.

Nouhou Baldé

 

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