Prison de SiguiriDans la nuit de ce vendredi 25 décembre 2015, Guineematin.com a enregistré un appel d’un compatriote vivant à Siguiri et qui tenait à dénoncer des exactions que les forces de l’ordre font subir aux populations locales. Selon Ibrahima Kalil Keita, une personne a perdu sa vie à cause de ses exactions et beaucoup d’argents sont volés par ces agents qui prétendent assurer la sécurité dans les différentes mines de la préfecture.

« Dans ces mines, les gens partent acheter l’or en poudre. Parmi eux, il y a mon grand frère. Il y a trois semaines, celui-ci est parti acheter quand les militaires sont venus le brutaliser et prendre son argent, une somme de 13 millions de francs guinéens qui était dans son sac avant de l’embarquer. Arrivée à un certain niveau, ils l’ont débarqué par la force. Heureusement, il y a un commandant qui est venu trouver mon frère et lui a demandé ce qu’il y a. Celui-ci l’a pris pour poursuivre les militaires en lui demandant s’il pourra les reconnaître. Entre temps, il y a deux Pickup qui sont passés, mon frère a montré ceux qui ont pris son argent », a-t-il entamé.

Selon notre informateur, monsieur Ibrahima Kalil Kéita, l’affaire est allée jusqu’au camp, de là-bas, ils sont allés chez le Préfet, Cheik Mohamed Diallo et tous les cadres des corps habillés sont informés, mais l’affaire traine toujours. « Même hier, ils sont allés dans une mine d’or, fouiller les gens pour prendre tout ce qu’ils ont », a-t-il ajouté.

A en croire Kalil Keita, les arrestations des citoyens se poursuivent toujours à Siguiri : « Ils sont dans Séké maintenant, sur la route de Kourémalé. Ce matin, la radio Djoliba a fait passer un élément dans son journal pour dire que quelqu’un est mort lors d’une course-poursuite avec les militaires».

A rappeler que depuis plusieurs semaines, les mines d’or de Siguiri constituent une véritable source de conflit entre population, forces de sécurité et les administrateurs locaux et gouvernementaux. « C’est une mission mixte, composée des bérets rouges, des gendarmes et des policiers qui font ses exactions. Pour le cas de mon frère, ce sont des bérets rouges qui ont pris sont argent. J’ai été personnellement voir le préfet, Cheik Mohamed Diallo. Mais, jusqu’à présent, l’affaire ne bouge pas », a insisté Ibrahima Kalil Keita.

Propos recueillis au téléphone par Mamadou Alpha Baldé

Tél 622 68 00 41

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