Elhadj Mohamed Koulah DialloJe ne sais quoi dire ni quoi faire, sinon que m’en remettre à la volonté divine, consécutivement à la mort tragique de mon frère et ami, mon complice et mon confident, Mohamed Diallo, le jeune reporter froidement abattu dans des échauffourées politiques hier jeudi.

Plus qu’un confrère, ce garçon était un frère, tant et si bien qu’il me portait dans son coeur. Nous appartenions tous les deux au même Groupe de presse formé des journaux « L’indépendant » et « Le Démocrate », ainsi que la Radio « Planète FM » dont j’étais le Directeur Général.

Nous partagions le même siège à Koloma, les deux journaux étaient fixés au premier étage et la radio au deuxième.

Tous mes anciens collaborateurs de la Radio « Planète FM » pourraient témoigner de la qualité de mes relations avec El Hadj Mohamed. Il m’a aimé et adoré avec une passion indescriptible. Il m’appelait affectueusement « Grand Mandian » et moi je l’appelais « Frangin ». On était confident et complice, l’un de l’autre. Il allait jusqu’à décrocher des publicités pour la Radio.

Étant à Dakar, il ne m’a pas lâché un seul instant. On a même échangé sur Messenger quelques heures seulement avant son départ pour le siége de l’UFDG.

C’était un jeune reporter engagé, courtois, calme et accroché aux principes éthiques ainsi qu’aux règles déontologiques du métier de journalisme.

Tu pars, Mohamed, mon frangin, en laissant un grand vide chez moi et chez tous tes confrères, mais également pour tout le Peuple de Guinée que tu servais avec humilité et professionnalisme.

Dors en paix, « Frangin ». On ne prendra plus ensemble, dans l’ambiance fraternelle, le Lafidi pour le petit déjeuner. Pourtant, tu m’avais habitué à ta compagnie chez la vendeuse de cette recette prisée en Guinée.

Tu n’es pas mort. Tu dors seulement, Frangin. Tes oeuvres salvatrices te rendent immortel. Adieu, Frangin.

Mandian Sidibé

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