Kankan marchéDepuis quelques jours, le prix du poulet a connu une énorme baisse sur les différents marchés de Kankan. En un laps de temps, il est passé de trente cinq mille (35 000) à quinze mille (15 000) francs guinéens ! C’est du moins le constat fait par Guineematin.com à travers son correspondant local qui s’est rendu dans les différents marchés de la ville.

Au marché de Dibida l’un des plus grands de Kankan, l’on peut constater une abondance de poulets dans tous les marchés. Le prix du poulet complet est de 15 000 GNF, alors que le prix habituel était à 35 000 GNF. C’est la même réalité dans le marché de Sogbé, ainsi que dans les marchés de la périphérie comme Missira, Sinkefara, etc.

Concernant les raisons de cette baisse spectaculaire du prix, des hypothèses contradictoires sont évoquées. Selon une dame interrogée par Guineematin.com, cette viande de volaille n’est pas de bonne qualité. « C’est une viande pourrie et périmée », a-t-elle indiqué.

Mais, une autre, vendeuse de poulets importés, qui a parlé au correspondant local de Guineematin.com, au marché Dibida a banalisé et expliqué cette baisse des prix par « l’abondance des grossistes de poulets importés à Kankan », contrairement à une époque récente où le marché de poisson était monopolisé par un petit groupe. C’est aussi l’explication donnée par les vendeuses du marché de Sogbè.

Pour une cliente qui est laborantine de l’hôpital régional de Kankan venue pour un achat, il n’a y a pas d’inconvénients liés à la consommation de cette qualité de viande de poulets importés.

D’ailleurs certaines vendeuses accusent les bouchers, les vendeuses de poissons frais et poulets vivants de manipuler l’opinion et semé la confusion « parce que leurs produits ne sont plus achetés et d’ailleurs se raréfient sur le marché ».

Du coté des autorités administratives en général et ceux du commerce en particulier personne ne veut répondre à nos questions. Pourtant, il est important d’expliquer aux consommateurs si ces poulets sont propres à la consommation ou pas. Car, c’est bien une question de santé publique qui se pose actuellement dans le Nabaya.

De Kankan, Mamadou Sounoussy Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin