Les leaders syndicaux, syndicat, Bourse du Travail« La voix du peuple, c’est la voix de Dieu », c’est avec ce slogan que s’est tenue l’assemblée générale de l’inter syndical USTG-CNTG à la Bourse du Travail hier, ce vendredi 12 février 2016, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La salle était archicomble pour une rencontre qui avait pour objectifs de faire le compte rendu des différentes médiations faites par le conseil économique et social, les coordinations régionales, la société civile, l’ambassadeur des États-Unis et les religieux ainsi que la prise d’une décision commune sur la question d’aller en grève ou non.

D’entrée de jeu, le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou Diallo, a fait le compte rendu des différentes rencontres avec les médiateurs après l’échec des négociations avec le gouvernement. « Depuis l’échec des négociations, nous n’avons plus été rappelés par le gouvernement pour trouver une issue favorable à cette situation. Mais, heureusement, les sages des quatre coordinations régionales, le conseil économique et social, la société civile et les religieux nous ont interpellés pour leur donner du temps afin qu’ils puissent rencontrer le président de la République. Quelques jours après, ils sont revenus nous dire que le professeur Alpha Condé leur a fait part de la situation économique du pays qui est alarmante ; donc, il n’y a pas eu de solution. Par la suite, nous avons été invités par l’ambassadeur des USA », a-t-il rapporté à l’assistance.

Et de poursuivre : « pour répondre, nous leur avons dit que nous ne sommes que des messagers et seule la base peut déterminer notre position de maintenir le mot d’ordre de grève ou non», a rajouté Amadou Diallo, le premier responsable de la CNTG.

Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l’USTG, monsieur Abdoulaye Sow, a fustigé l’attitude des partenaires financiers de la Guinée avant d’appeler à la mobilisation jusqu’à la satisfaction de toutes les revendications. S’attaquant à ceux qui n’ont pas pitié des guinéens, monsieur Sow a déploré les sorties médiatiques de certains de nos compatriotes. « Certains guinéens vont dans les médias pour défendre l’indéfendable ! Si le prix du carburant baisse sur le plan international ça doit aussi baisser en Guinée quelle que soit la situation du pays. Restons soudés pour atteindre notre objectif qui est l’intérêt du peuple et celui des travailleurs en particulier », a-t-il martelé.

Une minute de silence a été ensuite observée à la mémoire du journaliste Elhadj Mamadou Koula Diallo, tué le vendredi 05 février devant le siège de l’UFDG à la Minière.

La parole a été ainsi donnée à quelques responsables syndicaux qui se sont prononcés sur la tenue effective de la grève à partir de ce lundi 15 février prochain.

El hadj Ousmane Horoya Sylla (syndicat des transporteurs) : « on a entendu le peuple et nous respecterons le mot d’ordre de grève. A partir de ce lundi, de Conakry à Yomou, de Conakry à Koundara, de Conakry à Kourémalé, aucun véhicule ne circulera », a-t-il affirmé.

Pour Madame Bah Mariam Kanté, du syndicat des enseignants : « nous avons tous les yeux rivés sur nos secrétaires généraux. Il n’y aura pas de recul cette fois et nous ne serons non plus pas d’accord qu’on attende la veille de la grève pour sortir un communiqué et nous dire d’aller au travail si les revendications ne sont pas acceptées», a prévenu Madame Bah aux responsables syndicaux.

Ainsi, c’est à l’unanimité que les responsables syndicaux ont approuvé la décision de l’assemblée d’aller en grève tout en continuant les négociations à partir de ce lundi jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendication.

A rappeler que c’est après cette rencontre que les émissaires syndicaux ont rejoint la réunion avec le gouvernement et le patronat dans l’après-midi au ministère de la fonction publique. Mais, là aussi, aucune solution n’a été obtenue.

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél. : 621 607 907

 

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