Bouré, Siguiri

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Les populations des districts de Wani, Djoukouloumba et autres, situés respectivement à 25 et 35 kilomètres de la sous-préfecture de Sandiana, dans la préfecture de Kouroussa, ont été délogés et leurs habitations détruites par les services de sécurité dans la matinée du mercredi 24 février 2016, a appris Guineematin.com ce vendredi 26 février d’une des victimes et du préfet intérimaire.

Selon monsieur Félix Guévra Koivogui, un des habitants déguerpis du district de Wani, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, les populations n’avaient pas été averties à temps et n’ont donc pas eu la possibilité d’évacuer leurs biens.

A en croire ce compatriote, les services de sécurité qui ont saccagé tout sur leur passage auraient été mandatés par les autorités locales de Kouroussa. « Les militaires sont venus à 10 heures à Wani et ils ont tout détruit ici. Moi, je gérais une pharmacie et une clinique à Wani ici », a notamment dit monsieur Félix Guévra Koivogui, ajoutant que « les militaires sont venus pour brûler toutes nos installations. J’ai donc commencé à transporter mes bagages dans la brousse. Mais, je n’avais pas fini quand ces militaires sont venus pour s’attaquer à tout. Ils n’ont pas donné du temps aux gens pour prendre leurs biens », a-t-il accusé.

Pour sa part, le préfet par intérim de Kouroussa, monsieur Sékou Batourouta Keita, également joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi de ce vendredi 26 février 2016, a déclaré que cette opération militarisée visait essentiellement les burkinabés qui opéraient clandestinement dans la localité.

Des ressortissants burkinabés qui sont accusés d’exploiter clandestinement l’or avec de la cyanure, un produit dangereux pour l’environnement. «  Moi, je ne  pourrai que me réjouir de cette opération. Parce que je pense à la détérioration de l’environnement qui se pratique maintenant, à travers l’exploitation artisanale et plus particulièrement ce que les burkinabés font en utilisant de la cyanure dans les zones minières, une pratique qui est très dangereuse pour notre environnement », a dit le préfet Sékou Batourouta Keita.

A en croire le préfet intérimaire de Kouroussa, « c’est l’Etat qui a envoyé ses services de sécurité pour conduire cette opération de déguerpissement. Mais, avant, il y a eu de la sensibilisation des populations des zones concernées pour que chacun se prépare. Il fallait mettre de l’ordre dans ces zones minières. », a insisté monsieur Sékou Batourouta Keita.

Kolouba Koivogui pour Guineematinn.com

Tél. : 624 21 00 81

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