Nouhou BaldéLa publication, en exclusivité, de notre article annonçant la lettre de M. Bah Oury adressée au président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a visiblement mis l’émetteur du courrier dans tous ses états.

Depuis ce matin, le vice-président exclu de l’UFDG fait feu de tout bois se répandant dans les médias en calomnies et quolibets à l’endroit de l’auteur de l’article, allant jusqu’à remettre en en cause l’essence même de notre métier de journaliste, à savoir notre professionnalisme. Ce qui est inacceptable.

Sans verser dans l’excès qui semble caractériser dorénavant l’attitude et les prises de parole en public de M. Bah Oury, nous avons jugé nécessaire d’apporter quelques éléments de compréhension à nos lecteurs pour rétablir la vérité au sujet de l’information contenue dans le papier.

Dans ses nombreuses sorties médiatiques (au moins une demi-dizaine depuis ce mercredi matin!), M. Bah Oury insinue que nous avons déformé ses propos en le faisant passer pour un quémandeur de pardon auprès du président du parti, Cellou Dalein Diallo. Chez plusieurs de nos confrères, Bah Oury explique avoir simplement adressé une lettre de recours pour contester son exclusion. Soit !

Nous ne dénions nullement à M. Bah le droit de ne pas demander pardon à l’UFDG, encore moins au président du parti, qu’il ne porte pas dans son cœur, ni même le droit d’introduire un « recours » de contestation de son exclusion presque un mois après les faits (son exclusion a été décidée le 04 février 2016). Par contre, c’est faire preuve de mauvaise foi que d’accuser Guineematin.com d’avoir déformé ses propos alors que nous nous sommes uniquement interrogés dans le titre de notre papier sur les chances de succès de sa démarche que bien d’observateurs pensent tardive. Il va même plus loin en parlant de « montage ridicule ».

Pourtant, bien qu’ayant reçu l’information au milieu de la nuit, nous avons appelé Bah Oury au téléphone pour recouper. L’intéressé a formellement reconnu avoir écrit le courrier, précisant que c’est pour le respect des textes de sa formation politique qu’il l’a fait. Fort de cette confirmation sans ambiguïté, nous avons décidé de publier l’article immédiatement en attendant d’obtenir copie de la lettre quand il fera jour.

C’est donc à notre grand étonnement d’entendre M. Bah Oury vilipender Guineematin.com qui lui a prêté ses colonnes plusieurs dizaines des fois. N’est-ce pas nous qui l’avons fait accompagner d’un journaliste toute la journée du vendredi 5 février dernier jusqu’au siège où les affrontements meurtriers ont éclaté ? Bah Oury s’est arrêté ce jour-là à notre siège pour nous serrer la main avant de continuer son chemin avec notre journaliste…

Pour nous, Bah Oury n’est pas un adversaire. Mais, manifestement, la nouvelle stratégie du vice-président déchu de l’UFDG consiste à taper sur tout ce qui bouge, du moins tous ceux qui osent le critiquer, lui qui affectionne tant cette liberté. Il vient de se mettre également à dos nos confrères du satirique « Le Lynx » (voir N° 1246 du 29/02/2016) que lui-même reconnait comme étant une « institution » dans le paysage médiatique guinéen.

Nous sommes fiers de rappeler que notre quotidien d’informations en ligne traite de tous les sujets de manière totalement indépendante et impartiale. Nous donnons la parole, sans distinction, à tous les acteurs de l’information dans notre pays dans le strict respect de notre ligne éditoriale, de l’éthique et la déontologie du métier.

Et rien, ni personne ne pourra nous dévier de notre chemin d’informer, d’autant plus Guineematin.com est totalement exempt des pesanteurs liées au financement des médias.

A bon entendeur, salut.

Nouhou Baldé

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