Général Sékouba Konaté et Moussa Dadis CamaraLu pour vous : Samedi, alors qu’il était au siège du RPG à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce parti, le chef de l’Etat a encore mis en cause dans la gestion de la chose publique les militaires qui l’ont précédé aux commandes du pays.

Le chef de l’Etat a, pour une énième fois, accusé le Conseil National pour la Démocratie et le Développement d’avoir pillé le pays avant de quitter le pouvoir.  » Je vous ai dit que quand je venais au pouvoir, la Guinée se trouvait dans un trou. On a souffert pendant trois ans. On était endetté jusqu’au cou. Le CNDD, en 10 mois de gestion, a sorti plus d’argent à la Banque Centrale que de l’indépendance à la mort de Conté en 2008. Pire, les militaires ont fabriqué des billets non sécurisés en 2010. Les billets de 10 000 n’avaient aucune sécurité », a chargé l’homme fort de  » Sékhoutouréyah ».

Interpellé par nouvelledeguinee.com, l’ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté, a tenu à mettre les points sur les i. Connu pour son aversion pour la langue de bois, l’ancien homme fort de Conakry répond sereinement et calmement à son successeur. Sans tourner autour du pot. Il se dit prêt à se mettre à contribution afin que toute la vérité soit dite sur la gestion de la transition, y compris la présidentielle qui a débouché sur la  » victoire » de l’ancien porte-étendard du RPG, le  » professeur » Alpha Condé Nouvelledeguinee vous propose, sans commentaires, la mise au point du général  » El Tigre », peu enclin à la polémique liée aux débats stériles, propres aux hommes politiques. Lisez !

 » J’ai entendu, comme tout le monde, le président Alpha Condé porter de graves accusations contre le CNDD qui aurait causé la faillite économique du pays. Il ne s’agit pas d’accusations nouvelles. On pourrait même parler de récidive.

J’ai lu aussi la réaction de monsieur Haba de l’UGDD qui a posé les vraies questions et déterminé les responsabilités à propos d’éventuels griefs à l’encontre des autorités de la transition. C’est cet effort de discernement et de lucidité qui manque à nos compatriotes. Pour la plupart, au lieu de s’intéresser aux faits, à la vérité, lorsqu’il s’agit de l’histoire du pays, accusent pour nuire, affirment sans preuve, bref, calomnient.

Personnellement, je ne me sens pas concerné par les accusations portées à propos de la gestion du pays pendant la transition. Je n’ai rien à me reprocher. Je n’étais pas premier ministre, ni membre du gouvernement, ni gouverneur de la Banque Centrale… Je n’intervenais pas dans la gestion des affaires courantes de l’Etat. Je n’étais pas responsable des Finances Publiques. J’étais au dessus de la mêlée.

En tant qu’arbitre et recours, mon devoir était de veiller à la sécurité du pays et de m’assurer que le processus électoral irait à son terme. Lorsque je serai personnellement et directement interpellé, ou qu’on me demande des comptes, pour défendre mon honneur et rétablir la vérité, je pourrais dire à ce moment tout ce que je sais, pour ma part, du déroulement de la transition sur le plan de l’organisation des élections et d’autres aspects critiques d’une transition qui, pour beaucoup, demeure une grande énigme », s’est défendu, l’ancien ministre de la défense nationale, puis président de la transition,

Propos recueillis par Mamadou Saliou Diallo

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