Faya MilimonoUn mémorial au camp Boiro pour se souvenir de toutes les victimes de dictature et des différentes répressions en Guinée, de 1958 (sous la dictature de Sékou Touré) à nos jours, avec les différentes victimes de la dictature d’Alpha Condé ! C’est pour honorer ces victimes du processus démocratique de notre pays que le BL a imaginé un mémorial qui sera dressé au tristement célèbre camp Boiro, a appris Guinematin.com ce mercredi 16 mars 2016.

C’est à l’occasion d’une conférence de presse animée à son siège, à Simambossiyah, dans la commune de Ratoma, que le Bloc Libéral a fait cette annonce par la voix de son président, Faya Lansana Milimono.

« Pendant 57 ans d’indépendance de notre pays, nous avons connu beaucoup de répressions qui ont fait assez de victimes. Il y a beaucoup d’associations de victimes ou d’enfants de victimes. Mais, l’Etat ne semble pas prendre des mesures qui permettent une reconnaissance de la surface de la vérité. Ailleurs, il y a eu des répressions politiques, mais la justice a été faite et cela a permis de cicatriser les plaies. Ici, en Guinée, on a besoin d’une réconciliation parce que l’Etat a contribué à banaliser la vie humaine », a affirmé Docteur Faya Milimono.

Par la suite, Alghassimou Ousmane Souaré, président de la commission des droits humains du BL a présenté le projet de mise en place d’un centre de mémoire des répressions en Guinée.

Pour une reconnaissance publique des souffrances des victimes, la commission en charge des droits humains du BL propose ce centre de mémoire qui sera un lieu de recueillement, de rencontre, d’échanges et d’apprentissage.

Monsieur Souaré affirme que la mise en place de ce centre n’est pas d’en faire un lieu de haine, mais un lieu de reconnaissance car selon lui, ce processus de travail de mémoire est un « processus très complexe et douloureux qui prend du temps. La confrontation constructive avec un passé douloureux n’est pas un combat gagné d’avance, ni en Guinée, ni ailleurs. Notre objectif, c’est d’en faire un lieu dynamique pour qu’il devient source de réflexion », a-t-il dit, demandant à la communauté internationale de soutenir leur projet.

Malheureusement porté par un petit parti politique (avec moins de deux pour cent d’électeurs), ce projet a très peu de chance de réussir, surtout que leurs promoteurs l’ont lancé publiquement au lieu de faire des concertations avec les structures politiques et sociales influentes du pays. Mais, à défaut de prospérer, l’initiative aura au moins permis de faire parler du Bloc Libéral et de son président…

Mamadou Mouctar Barry, pour Guineematin.com

Tél. : 621 607 907     

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