ebolaDans la soirée de ce mercredi 16 mars 2016, Guineematin.com a appris un peu plus d’informations sur les décès successifs dans une famille de la sous-préfecture de Koropara qui inquiètent les autorités sanitaires et administratives de N’zérékoré, au sud de la Guinée.

A en croire nos sources, le premier décès (une femme) a été enregistré le lundi 29 février dernier, après avoir été durement éprouvée par la diarrhée et des vomissements. Puis, la semaine passée, le mercredi  9 mars, le mari de la défunte a également rendu l’âme, après avoir été éprouvé par les mêmes symptômes (diarrhée et vomissements). Et, le troisième cas, la coépouse de la défunte du 29 février, a perdu la vie hier, mardi 15 mars 2016, avec les mêmes symptômes ; et, l’enfant de cette dernière a présenté des signe de la même maladie que ses parents !

C’est après avoir constaté ces décès successifs et inquiétant que le chef du poste de santé de Koropara a contacté sa hiérarchie, la direction préfectorale de la Santé (DPS) de N’zérékoré. L’information a été, ensuite, portée à la coordination régionale ; puis, aux autorités administratives.

Seulement, au moment où des agents de la croix rouge se préparaient à être déployés sur le terrain, les populations locales ont exprimé un refus catégorique, menaçant même la vie de celui qui mettra pied à Koropara pour un éventuel prélèvement… Une menace prise très au sérieux à N’zérékoré où une révolte anti Ebola (dans la sous-préfecture de Womey) avait conduit à l’assassinat de huit personnes dont trois Hommes de médias.

Ainsi, au cours de la réunion d’urgence organisée ce mercredi dans la ville de N’zérékoré, certains avaient proposé un déploiement des militaires et des gendarmes pour au moins « récupérer » l’enfant malade en vue d’un prélèvement. Mais, selon certains informateurs de Guineematin.com, ce sont les partenaires de l’OMS qui auraient déconseillé l’usage de la force à l’état actuel de la situation, suggérant plutôt une action négociée avec les habitants.

Finalement, selon certaines confidences faites au téléphone de Guineematin.com, ce sont les autorités de Koropara qui doivent « rentrer » dès ce soir pour essayer de trouver une solution. « Il a été demandé au sous-préfet, au maire de la commune rurale et au chef du poste de santé de Koropara de rentrer pour voir ce qu’ils pourront proposer aux populations », a précisé une de nos sources dans la ville de N’zérékoré.

Parmi les options retenues, il a été proposé aux autorités locales de convaincre leurs populations d’accepter l’arrivée des équipes de la croix rouge pour au moins s’occuper de l’enfant malade. Et, s’il y a un refus, de trouver un moyen de récupérer cet enfant pour l’évacuer à N’zérékoré-ville où le prélèvement pourra être tranquillement effectué…

Pour le moment, même si tout le monde craint un éventuel retour de la grave maladie à virus Ebola, rien n’indique que ce n’est pas une autre maladie ayant les mêmes symptômes comme le choléra, le charbon, l’intoxication alimentaire, etc. Il est donc important de noter que personne ne sait, à l’état actuel des informations disponibles, de qu’elle maladie il s’agit. Selon les spécialistes, la détermination de la maladie ne sera possible qu’avec des résultats d’un examen des échantillons qu’on cherche à prélever sur un malade ou un défunt suspect…

A rappeler que, selon nos informateurs, les deux premiers décès (du 29 février et du 09 mars) ont été enterrés par la communauté. Mais, le décès de la troisième victime n’était pas enterrée jusqu’à 11 heures de ce 16 mars. Mais, les sources qui ont accepté de se confier à Guineematin.com ne savent pas si la dernière victime a finalement été enterrée ce soir ou pas.

A suivre !

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