Elhadj Oumar Diallo, président de la délégation spéciale de Mamou

Elhadj Oumar Diallo, président de la délégation spéciale de Mamou

Depuis son installation, le 19 octobre 2015, la délégation spéciale de la commune urbaine de Mamou peine à fonctionner correctement à cause de la gestion opaque des taxes et impôts prélevés dans la commune, à appris Guineematin.com de sources locales.

Joint au téléphone par Guineematin.com, le président de la délégation spéciale de Mamou, Elhadj Oumar Diallo, a porté des accusations graves sur les autorités préfectorales de Mamou, notamment le service des impôts.

Selon lui, après avoir hérité d’une situation financière catastrophique à la tête de la commune urbaine de Mamou, les autorités préfectorales refusent toute communication sur le pourcentage que devrait recevoir la commune sur les taxes et impôts que perçoit le service préfectoral des impôts.

« A la passation de service, on nous a montré cinq cent trente mille (530 000 FG) que la commune urbaine avait dans une banque de la place avec une dette de treize million (13 000 000 FG). A la fin du mois, on devait payer les travailleurs d’une valeur de sept millions cinq cent (7 500 000 FG). Et, plus tard, on nous informe que la mairie doit rembourser des chaises en location qui sont cassées. Donc, à notre prise de fonction, on a totalisé vingt-cinq millions de dette », a-t-il affirmé.

« Les taxes sur les deux gares routières, sur les marchés et sur les latrines publiques constituent à ce jour la seule source de revenu sure pour la délégation spéciale », a dit le président de la délégation spéciale de Mamou, précisant que la totalité fait dix-neuf millions cinq-cents mille (19 500 000). « Ce revenu est utilisé dans le payement du personnel, dans le payement du carburant, pour les frais de missions et autres », a ajouté Elhadj Oumar Diallo.

A en croire le président de la délégation spéciale de Mamou, aucun investissement n’est possible à ce jour à cause du refus catégorique de l’administration préfectorale de mettre à leur disposition les prévisions budgétaires mensuelle et le pourcentage alloué à la commune.

«Nous avons des écoles complètement dégradés, des classes fermées par manque de bancs. Il y a des structures sanitaires bien aménagées dans la commune qui ne fonctionnent pas par manque de matériels et d’agents. Et, ceux qui travaillent ont assez de difficultés. De ces difficultés, ils refusent de nous dire combien ils reçoivent… Et, pourtant, on a besoin de savoir combien on doit gagner par mois pour pouvoir faire des investissements », nous a rapporté El hadj Oumar Diallo.

« Ils ne connaissent pas comment les choses passent », rétorque le directeur préfectoral des impôts

Egalement au téléphone par Guineematin.com, monsieur Lancey Kourouma, le directeur des impôts de Mamou, a nié toutes les accusations de la délégation spéciale et dit respecter la loi en matière d’impôt.

« Les impôts sont régis par un processus. Nous sommes en phase de recensement. Après cela, on fait la liquidation et je dépose à leur niveau. Eux, ils sont venus en fin d’année. Je vais finir le recensement, faire les impositions et déposer à leur niveau les papiers pour qu’ils signent. Ils ne connaissent pas comment les choses se passent. La dernière fois, ils se sont plaints chez le préfet. Il leur a dit de s’adresser à mon service. Donc, nous sommes dans la procédure et je ne vais jamais violer ça », a expliqué en monsieur Lancey Kourouma.

A suivre !

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com

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