Cellou Dalein DialloComme nous l’annoncions précédemment, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambass, a rencontré les acteurs politiques guinéens ce jeudi 31 mars 2016. Après l’honorable Amadou Damaro Camara de la mouvance présidentielle, au siège du PNUD, l’émissaire de Banki Moon s’est entretenu pendant plus d’une heure avec le chef de file de l’opposition guinéenne au quartier générale de l’UFDG a constaté Guineematincom, à travers un de ses reporters.

Au sortir de cette rencontre le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo a bien voulu nous développer les thèmes autour desquels s’est située leur rencontre

Sans commentaire, Guineematincom vous propose, ci-dessous, le décryptage des propos du patron de l’opposition guinéenne :

« On a parlé de situation politique, des perceptives par rapport aux élections communales, mais de façon générale la mise en œuvre des accords du 20 août 2015. Le manque de volonté politique pour l’application des dispositions de cet accord est une préoccupation pour l’opposition. Nous l’avons donc exprimé. Nous pensons qu’il est bon que les partis signataires de l’accord se retrouvent pour  faire le point de la mise en œuvre de cet  accord. Pour savoir qu’est ce qui a été fait ? Pourquoi ça n’a pas été fait ? Parmi les actions qui n’ont pas été mises en œuvre, qu’on voie qu’elle est l’action prioritaire…

Donc, nous avons abordé toutes ces questions pour bien attendu soumettre les préoccupations de l’opposition par rapport à la situation politique dans le respect de l’accord.  Nous avons rappelé des accords qui n’ont pas été appliqués, notamment celui de 2014 dont les relevés de conclusion n’ont pas  été signés ; celui d’août 2015 non plus ! Il y a des institutions qui ont tendances à ne pas respecter cet  accord. L’importance d’un accord politique, c’est d’abord la volonté politique d’appliquer ces dispositions. N’oubliez pas que cet accord  du 20 août 2015 portait la signature de tous les partenaires techniques et financiers de la Guinée, c’est ça le plus important. L’ambassadeur des Etas Unis, l’ambassadeur de l’Union européenne, le système des systèmes des Nations unis, monsieur Chambass lui-même. Donc, dans une certaine mesure, ce sont eux les responsables du suivi de la mise en œuvre de cet accord. Nous avons déploré les initiatives visant à appliquer les accords là. Vous avez la refonte de la CENI, l’organisation des élections communales et locales avant le 30 juin  dont on ne parle  pas. La CENI a inversé le chronogramme qui prévoit l’organisation des élections communales et locales en octobre, en dehors des accords convenus lors du dialogue politique.

La CENI n’a pas de compétente, ni le pouvoir de modifier l’accord politique. S’il y a des contraintes, s’il y a des difficultés, c’est le comité de suivi qui doit toujours prévenir les partis prenantes aux accords pour évaluer la pertinence de ces contraintes là et prendre la décision, le cas échéant le modifier. Je pense que le ministre de la Justice est dans cette perspective-là. Je pense que les parties prenantes au dialogue vont se voir prochainement pour voir la pertinence du chronogramme proposer par la CENI. C’était une consultation, il a rencontré le pouvoir, l’opposition et la CENI pour s’informer sur la situation sur les préoccupations de toutes les partis et sur les perceptives de toute les partis ».

Propos recueillis et décryptés par Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

Tél : (0224) 620 848 501/ 656 486 601

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