Fodé Oussou FofanaAprès avoir fait le tour des différents axes de Conakry pour un constat de terrain, Guineematin.com a joint Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, la principale formation politique de l’opposition guinéenne dans l’après-midi de cette journée « ville morte » appelée ce jeudi 14 avril 2016 à Conakry.

Pour l’opposant, il faut se féliciter du calme constaté sur le terrain : « cette journée ville morte est un succès pour plusieurs raisons. La première, c’est que nos militants ont respecté les consignes. Aucun citoyen n’a été empêché de vaquer à ses occupations. Personne n’a été attaqué, aucun véhicule n’a été caillassé. C’est une chose qu’il faut se féliciter. La seconde chose, c’est que la plupart des boutiques, notamment à Madina, à Taouyah, à Enco5 et à Hamdallaye… sont restées fermées. Vers Matoto et Entag, tout a été fermé. Au grand marché de Madina, le poumon économique de la Guinée, tout était complètement fermé. Donc, les opérateurs économiques ont répondu à notre appel. La troisième chose, c’est qu’il faut aller demander au gouvernement les conséquences de cette journée « ville morte » sur l’économie guinéenne parce qu’aucun camion n’est sorti du port de Conakry. L’affluence au niveau des banques a considérablement baissée. Même au plein centre ville où les gens ont ouvert leurs boutiques, ils ont senti l’effet de la ville morte sur leurs activités. J’espère que le gouvernement de 60 ministres et ministres conseillers va se retrouver pour voir les inconvénients de la ville morte. Si ça peut les ramener à la raison pour diminuer le prix du carburant, j’espère que c’est le bon moment de le faire », a-t-il expliqué.

Sur la poursuite des manifestations, Docteur Fodé Oussou Fafana a rassuré que l’opposition ne baissera pas les bras : « Nous n’allons pas nous arrêter à mi-chemin, l’opposition va se retrouver et nous allons continuer à les harceler. Nous allons continuer à faire les villes mortes jusqu’à ce que le gouvernement comprenne que les populations ne sont pas prêtes à payer la facture de la mauvaise gouvernance, de la gabegie financière… Nous disons bravo à nos militants, aux opérateurs économiques et à l’ensemble des populations de Conakry qui continuent de suivre nos mots d’ordre », a-t-il dit.

Enfin, sur le refus du secteur de transport, notamment les conducteurs de taxi, d’observer les consignes de l’opposition, le vice-président de l’UFDG a voulu rassurer : « Je dis déjà que beaucoup de chauffeurs de taxi ont compris le sens de notre combat. Ceux qui n’ont pas compris, ils comprendront que le combat que nous menons est pour eux. Mais, nous n’empêcherons personne de sortir. Mais, il faut qu’ils sachent que le combat que nous menons, c’est pour eux ; surtout, si le litre d’essence revient à 5 000 GNF à la pompe », a-t-il expliqué.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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