école.jpg1Les écoles professionnelles, relevant du ministère de l’enseignement technique, connaissent de nos jours un réel problème d’équipements. Une situation qui n’entame en rien l’engagement des encadreurs de ces établissements, qui se débrouillent avec les moyens du bord pour se tirer d’affaires, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Un tour dans ces centres de formation professionnelle, permet de toucher du doigt le manque d’équipements qui caractérise ces centres, destinés à former des techniciens. Au Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Ratoma, le directeur général, Abdoulaye Guissé ne nie pas les problèmes à ce niveau : « il y a des problèmes d’équipements qui se posent alors que nous faisons des branches techniques ici. Soit c’est le manque d’équipements, soit le peu qu’on possède ici est largement dépassé, ne répondant plus aux normes actuelles, surtout avec les avancées techniques auxquelles nous assistons. Quelques fois ce sont des épaves que nous avons », confie le directeur.

école.jpg2Mais, cette situation ne décourage pas Abdoulaye Guissé, estimant qu’ils ne font qu’avec ce qu’ils ont. « C’est par des acrobaties qu’on se débrouille. Et on s’en sort toujours. Pour ceux qui font maçonnerie par exemple nous avons conçu une machine à la chaudronnerie, avec elle on fabrique des briques. Et les briques sont faites de latérite.

Normalement, on a besoin de ciment, de gravier, de fer à béton et d’autres matériaux pour confectionner les briques et construire. Mais par manque de ça, nous utilisons de la latérite pour tout le processus de construction. Regardez nos élèves à l’œuvre là-bas. Ils élèvent un mur et tout est en terre non cuite. Mais ce sont des briques très dures et de très bonne qualité, sans compter qu’elles coûtent moins chères », précise le directeur du CFP de Ratoma.

écoleCe sont les mêmes difficultés qui se posent à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunication de Kipé. Selon René Tolno, étudiant en 3ème année Informatique (Réseau), le manque de matériels l’a poussé à s’inscrire dans un centre privé où ce sont ses parents qui payent, pour qu’il maîtrise son domaine. Ajoutant que depuis bientôt 3 ans dans son école il n’a pas fait de la pratique.

Foromo Manimou, étudiant en 1ère année Télécommunications, regrette le fait que depuis le début des cours en novembre jusqu’à maintenant, il n’a pas suivi un seul cours pratique : « ils nous ont parlé d’un centre informatique ici, mais il nous faut payer 30.000 francs guinéens par logiciel pour suivre les cours. Nous avons payé mais il n’y a toujours rien. Le problème d’équipements nous préoccupe beaucoup », lance-t-il, sur un ton amer.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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