Me Salifou Béavogui

Me Salifou Béavogui, avocat 

« C’est en d’espoir de cause que je me vois dans l’obligation de parler de cette affaire qui est  judiciaire… Pour éviter que mon client, Mamadouba Djone Sylla, diplomate de son état et consul de Guinée à Abuja, ne trouve la mort en prison parce que gravement malade et à qui on refuse systématiquement les soins adéquats », a appris Guineematin.com de l’avocat du prisonnier, Me Salifou Béavogui.

C’est hier, jeudi 12 mai 2016 que Me Salifou Béavogui a animé un point de presse à son cabinet pour dénoncer le refus de la justice guinéenne de mettre en liberté provisoire son client, Mamadouba Djone sylla, ex consul de la Guinée à Abuja, au Nigeria, incarcéré dans le cadre du dossier de  trafic des passeports, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon l’avocat, l’accusé, Mamadou Djone Sylla, souffre atrocement de vision floue, vertiges, céphalées, fourmillement des membres inferieurs, crampes, larmoiement, poly arthralgie, dyspnée d’effort, œdème des membres inferieurs, anxiété, palpitations.

 L’avocat dit que son client qui a tous les visas du monde, pouvait ne pas rentrer en Guinée au bout de trois ans. Mais, ne se reprochant de rien, il est  revenu pour se présenter à la justice : « D’ailleurs, outre qu’il soit diplomate, mon client a un domicile fixe et connu à Conakry. C’est un grand père de famille qui est rentré tout librement », a précisé son avocat, disant avoir déposé sa demande de liberté provisoire au bureau du juge depuis le 06 janvier 2016.

Selon lui, le 19 janvier 2016, une deuxième demande a été déposée ; mais, qui n’a aussi pas été répondue, alors que l’article 147 oblige un magistrat correctionnel de surcroit un juge d’instruction à se prononcer sur les demandes qui lui sont présentées. « Aucune ordonnance ne m’a été notifiée tendant au rejet de mes différentes demandes. C’est la raison pour laquelle, j’étais obligé de saisir la chambre d’accusation qui va examiner ce cas», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Me Béavogui dit ne pas comprendre que sur les huit personnes mises en cause, six soient libérées et que les deux autres continues à croupir en prison ! « Pourquoi continuer à le garder en prison ? Qui tire les ficelles ? A qui profite cet emprisonnement ? Qu’a-t-il fait pour mériter ce sort ? », s’est-il interrogé.

« Est-ce qu’on veut que Djone trouve la mort avant son procès, comme aujourd’hui cela a été le cas de Mamadou Saidou Bah de l’UFDG qui a son corps encore à la morgue de Ignace Deen ? La justice doit avoir un visage humain. L’idéal n’est pas de mettre les concitoyens en prison et les oublier. J’ai un souvenir amer du colonel Aidor Bah, du Colonel Tidiane… la liste est longue », s’est plaint l’avocat.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

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