Abdoulaye Yéro Baldé.jpg0Comme nous l’annoncions précédemment, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé, accompagné des cadres de son département, s’est rendu à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG) de Dubréka, ce vendredi 13 mai 2016. Objectif, échanger avec la direction, le personnel enseignant et non enseignant sur la vie de cet institut, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

C’est à 14 heures que le ministre de l’Enseignement supérieur et la délégation qui l’accompagne sont arrivés sur place. Après un accueil très chaleureux et un bref entretien avec le Directeur général de l’institut,  Dr. Aly Badara Sylla, le ministre et sa suite ont visité les différentes salles de classe, les salles spécialisés et le studio de l’ISAG.

Dans son discours de bienvenue, le Dr. Aly Badara Sylla, s’est dit heureux de recevoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le directeur a rappelé que l’ISAG a été créé en 2004 dans le but de former des cadres supérieurs dans le domaine des arts et des métiers connexes dont le pays avait tant besoin. « L’institut est subdivisé en quatre départements, eux-mêmes, subdivisés en des filières. Il s’agit des départements de cinéma et audio visuel, des départements des arts dramatiques, le département des beaux arts et le développement de musique et de musicologie », a-t-il expliqué.

Parlant des difficultés qu’il espère voir le département résoudre, Docteur Aly Badara Sylla, le Directeur général de l’ISAG, a cité : l’insuffisance des infrastructures ; le gel du chantier de l’école à Kénéndé, sur un domaine suffisamment vaste, attribué par la préfecture de Dubreka en 2009. « Cette situation de gel expose aujourd’hui le domaine à toute sorte de convoitises et de tentatives d’expropriation. C’est pourquoi, nous saisissons l’occasion, monsieur le ministre, de solliciter votre assistance auprès des autorités compétentes pour le dégel et la relance rapide des travaux de construction de ce chantier », a sollicité le DG de l’ISAG

Pour sa part, au nom de l’ensemble des étudiants, Lansana Guirassy, étudiant à l’ISAG, a lui aussi, soumis quelques difficultés auxquelles sont confrontés les étudiants. « Nous sommes confrontés à quelques difficultés liés à la formation, qui sont entre autres : des infrastructures qui ne répondent pas à la norme de l’enseignement supérieur. Le manque d’équipements valable à tous les niveaux. Le paiement en retard de nos bourses d’entretien (tonnerre d’applaudissements des étudiants). Ainsi, nous suggérons le renforcement de la formation de nos formateurs, l’instauration de l’art dans les écoles secondaire… », a-t-il entre autres sollicité du ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

Dans son discours réponse, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’est dit heureux d’être à l’ISAG pour écouter les doléances, l’espoir des étudiants, du personnel enseignant et non enseignant. « Les arts et la culture, à mon avis, c’est l’âme d’un peuple ! Un peuple qui ne développe pas son art, qui ne développe pas sa culture, c’est un peuple qui disparaît ! Et, aujourd’hui, je suis content de savoir que grâce à vous, l’art et la culture en Guinée vont se développer », a-t-il introduit, montrant l’importance de la mise en place de cet institut.

Parlant des doléances faites par les uns et les autres, notamment en termes d’infrastructures, d’équipements et autres, le ministre a estimé qu’elles sont légitimes. Mais, il a expliqué la non prise en compte de ces difficultés par le gouvernement par le passé par l’apparition de la maladie à virus Ebola qui a fortement impacté l’économie nationale.

Par ailleurs, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé a promis d’instaurer une biométrisation de tous les étudiants en vu de pouvoir mieux contrôler les milliards qui sont dépensés par l’Etat guinéen dans ce secteur. « C’est pour connaître effectivement le nombre d’étudiants. Et, les ressources dégagées vont permettre d’améliorer notre système d’enseignement. On a près de cent milliards qui vont dans les bourses d’entretien. Or, cent milliards, déjà peuvent construire beaucoup d’infrastructures, équiper, améliorer les conditions de vie des enseignants et permettre à vous étudiants d’avoir une bonne formation », a-t-il expliqué.

Cette rencontre a pris fin par des prestations théâtrales, des chants, de projection cinématographique et la visite de quelques tableaux d’art, le tout accompagné d’un banquet offert par la direction générale de l’institut.

De retour de la préfecture de Dubréka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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