Sonfonia marché.jpg2Le grand marché de Sonfonia-Gare (commune de Ratoma), situé aux abords de la route Le Prince, ne peut plus contenir la  foule de vendeuses qui occupent désormais la chaussée. Ce empêche la fluidité de la circulation, sous l’œil impuissant des services de sécurité, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters qui s’est rendu sur place dans la matinée de ce mercredi 18 mai 2016.

Le constat est alarmant, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres marchés de la ville de Conakry. Au delà de l’occupation anarchique de la chaussée par les étalagistes et les marchands ambulants, les montagnes d’ordures et autres carcasses de véhicules en pannes participent également à créer d’innombrables embouteillages, surtout aux heures de pointe.

Trouvée sur place par Guineematin.com, madame Bountouraby Bangoura, marchande, a expliqué sa présence sur la route par le manque de place à l’intérieur du marché. « Mon frère, qu’est ce qu’on peut vraiment s’il n’y a pas de place dans le marché ? Même ceux qui sont dedans veulent sortir, parce que c’est trop rempli. Pour le moment, nous n’avons aucun autre choix, car on a besoin de faire le petit commerce pour faire vivre nos familles », a-t-elle confié.

Par ailleurs, Bountouraby Bangoura a informé le reporter de Guineematin.com que chaque étalagiste paye 500 francs guinéens par jour, mais les ordures s’entassent toujours entre la route et le marché. Elle pointe alors un doigt accusateur sur les administrateurs du marché. Mais, nos tentatives de joindre lesdits responsables sont restées vaines, malgré des heures d’attente.

Pour leur part, les chauffeurs, premières victimes de cette occupation anarchique de la chaussée, n’ont pas manqué de se plaindre de la souffrance dans laquelle ils vivent au niveau de ce marché. « Ce sont les marchandes qui créent tous les embouteillages que vous voyez ici, surtout le matin et le soir. Elles refusent catégoriquement de quitter la route. On a tout fait, mais c’est impossible. Et si tu te hasardes à taper ici une femme, elles se jetteront toutes sur toi. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide », a dit Bangaly Traoré, un des responsables du syndicat des transporteurs de Simbaya Gare.

À quelques pas du grand marché de Sonfonia se trouvent des policiers qui reconnaissent leur impuissance face à la situation. Un capitaine de la police qui a requis l’anonymat soutient avoir tout essayé, mais sans succès.  « Même ce matin, j’étais avec mes hommes au niveau du marché pour les empêcher d’étaler leurs marchandises sur la chaussée. Matin et soir, nous allons pour les déguerpir. Mais, dès que nous tournons la tête, elles reviennent aussitôt. Nous ne pouvons pas grande chose par ce qu’elle n’ont pas peur de nous », avoue l’agent.

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com 

Tél. : 621607907 

 

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