Décès, Fakanda KeitaQuelle triste nouvelle! Un des témoins privilégiés de mon combat en faveur du RPG, alors que j’assumais les fonctions de Correspondant du journal « L’indépendant » à Fria, en l’occurrence mon frère et ami Monsieur Fakanda Keita, Secrétaire Général de la Section Syndicale de l’Éducation de Fria, s’en est allé à jamais.

Plus qu’un frère et un ami, Monsieur Kéita fut, durant mes six années passées à Fria en qualité d’enseignant et de Correspondant de presse, mon complice doublé de mon père spirituel, mais aussi et surtout mon protecteur contre la machine répressive de l’Administration Préfectorale qui s’abattait sur moi, en raison de mes prises de positions tranchées en faveur du RPG et de son fameux leader éternel.

Fonctionnaire de l’État à l’époque, grâce aux bons offices de Monsieur Fakanda Keita, je n’ai jamais franchi le périmètre de la ville de Fria pour être muté en zone rurale, même à Tabossy (situé à 5 km du Centre-ville), alors que tous mes autres collègues enseignants avaient goûté à cette aventure indésirable dans une préfecture où les sous-préfectures sont très enclavées et éloignées. À préciser que les zones rurales y étaient la bête noire de tous les enseignants.

À part ma personne, Monsieur Fakanda Keita était le véritable avocat du secteur de l’Éducation de Fria et singulièrement des travailleurs opprimés et vulnérables. Il s’en est allé à jamais, après une mission bien accomplie durant sa vie terrestre.

Tu n’es pas mort, mon frère et ami, tant et si bien que tes oeuvres salvatrices t’immortaliseront à jamais.

Dors en paix, mon frère, et que le Paradis soit ta dernière demeure. Amen!

Ton frère Mandarin SIDIBE
Journaliste exilé à Dakar

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